Satellites Mohammed VI A et B: les yeux du Maroc au service de la sûreté et du développement

Le Satellite Mohammed VI B mis en orbite le 21 novembre 2018.

Les deux satellites Mohammed VI «A» et «B» ont mis à la disposition des ministères et les établissements publics des images satellites de haute résolution pendant 2019. Ces images ont couvert une superficie de 250.000 km2 et ont permis de mettre en place plus de 370 cartes thématiques, indique un rapport officiel.

Les deux satellites Mohammed VI fournissent désormais une data de dernière génération aux départements ministériels et aux différents établissements publics. C’est ce qui ressort du premier rapport officiel sur le bilan des satellites Mohammed VI A et B depuis leur mise en orbite.

Bien qu’il ait évité de relever les détails militaires et sécuritaires qui sont considérés comme des secrets de la Défense nationale, ledit rapport est revenu sur la contribution des deux satellites dans le développement des secteurs civils, notamment, le développement agricole et le suivi de la situation environnementale et des changements climatiques.

Fabrication de nanosatellites en 2020

Le présent rapport révèle que le Maroc lancera en 2020 un projet de construction de satellites de petite taille, y compris la fabrication de nanosatellites, qui seront développés dans les universités afin d’encourager la recherche scientifique et la formation des cadres dans le domaine spatial, rapporte Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du lundi 25 novembre 2019.

Le Centre royal de télédétection spatiale envisage de signer plusieurs  conventions et accords avec les départements ministériels afin de leur fournir les images satellites de très haute résolution à même de réaliser des cartes de haute précision, poursuit la même source.

Une nouvelle data à la disposition des ministères

Autant dire que le Centre cherche un double objectif : contribuer à la formation de cadres spécialisés pouvant poursuivre la dynamique lancée dans le domaine et également enrichir les datas des départements ministériels, notamment, et le renforcement des capacités en termes d’imagerie satellite.

Depuis leur mise en orbite (le 8 novembre 2017 et le 21 novembre 2018), les deux satellites ont contribué au développement de la cartographie et plusieurs autres domaines civils. Tout en permettant d’affiner les données et les relevés topographiques, ils ont permis de délimiter avec exactitude les terres agricoles, développer la recherche des sources d’eau et la lutte contre la désertification.

Sur le plan des infrastructures, les images satellites  qu’ils ont fournies ont contribué à une meilleure connaissance des périmètres urbains et aident à présent pour lutter contre le rétrécissement des zones agricoles et l’urbanisation anarchique. Dans le domaine de l’environnement, les images permettent une connaissance précise du littoral marocain ainsi qu’une connaissance plus précise des changements de la structure des richesses marines.