Sahara: revirement de position du Parti nationaliste basque, fervent défenseur du Polisario

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Aitor Esteban (PNV) en compagnie de Pablo Iglesias (PODEMOS)./DR

Le porte-parole du Parti nationaliste basque (PNV) au Congrès, Aitor Esteban, a suggéré au gouvernement en place de «prendre soin du Maroc» et de faire comprendre au Polisario «ce qui est possible et ce qui est impossible».

Au cours des sept heures d’audience de Pedro Sanchez au Congrès des députés, ce mercredi 16 décembre, les membres de l’opposition n’ont pas manqué d’évoquer les développements récents dans le dossier du Sahara.

Aitor Esteban, porte-parole du Parti nationaliste basque a ainsi exhorté le gouvernement en place a «prendre soin du Maroc», en raison de son «importance géostratégique», rapporte l’agence Europa Press.

 

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Le parti qui avait appelé il y a seulement quelques semaines au «retrait des troupes marocaines de la bande de Guerguerat», admet qu’il est «nécessaire de faire comprendre au Polisario ce qui est possible et ce qui est impossible(…) car le monde a beaucoup changé ces dernières années».

« Importance géostratégique »

«L’Espagne a une responsabilité très directe», a affirmé Aitor Esteban, soulignant que le Maroc «a acquis une importante place géostratégique», notamment sur les questions de l’immigration et du terrorisme. De ce fait, «le royaume est un agent important dont il faut s’occuper», a insisté le député.

La position de l’Espagne sur le dossier du Sahara est «claire et constante» et basée sur «le respect des principes et des résolutions de l’ONU», affirmait la ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha González Laya, suite à l’annonce de Donald Trump de la signature d’une proclamation présidentielle sur la marocanité du Sahara.

 

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Toutefois, le gouvernement espagnol a affirmé que le dossier du Sahara Occidental «ne dépend pas de la volonté ou de l’action unilatérale d’un pays, quelle que soit sa taille», faisant ainsi référence aux États-Unis.

D’ailleurs, «le gouvernement espagnol a déjà une série de contacts avec l’équipe de Biden pour chercher un retour au multilatéralisme», a affirmé la ministre espagnole, estimant qu’«il n’y a pas de place pour l’unilatéralisme dans les relations internationales».