Sahara: le ministre espagnol de l’Intérieur recadre à son tour Pablo Iglesias

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Le ministre espagnol de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska à Rabat le vendredi 20 novembre pour rencontrer son homologue marocain, Abdelouafi Laftit./DR

À peine rentré d’un voyage officiel à Rabat, le ministre espagnol de l’Intérieur a recadré à son tour le chef de file de Podemos, Pablo Iglesias, l’isolant ainsi un peu plus du gouvernement de coalition.

Le ministre espagnol de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska s’était rendu à Rabat vendredi dernier pour rencontrer son homologue marocain, Abdelouafi Laftit. Et bien que la question migratoire ait été au cœur des discussions, les récents évènements au Sahara ont été remis sur la table dès le retour du ministre à Madrid.

Interrogé ce lundi, lors d’une conférence de presse, sur le ressenti du gouvernement marocain sur les dernières sorties du secrétaire général du parti d’extrême gauche Podemos, qui plaidait pour un «référendum au Sahara», le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska a affirmé que «le Maroc sait que l’Espagne recherche une solution juste et acceptable pour le Sahara occidental».

Faisant échos aux déclarations précédentes du gouvernement espagnol, le ministre a souligné que «celui qui dirige la politique étrangère du gouvernement espagnol est le président et le ministre des Affaires étrangères».

 

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Avant lui, la ministre des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, avait déclaré que « la position du gouvernement espagnol concernant le Sahara est très claire et n’a pas changé ces dernières heures, ces derniers jours ou ces dernières semaines », réagissant ainsi aux déclarations de Pablo Iglesias, deuxième vice-président du gouvernement de Pedro Sanchez.

Margarita Robles, ministre espagnole de la défense avait affirmé pour sa part que «tout membre du gouvernement peut avoir son opinion personnelle, mais le gouvernement est un organe collégial et doit être à la hauteur des décisions qui sont prises». Et d’ajouter, «cela doit rester très clair ! Tout autre membre du gouvernement qui aura une position différente à celle du gouvernement devra la garder à titre privé, la position du pays est fixée par le président et le ministère des Affaires étrangères».