RSF demande aux autorités marocaines de mettre fin au « harcèlement » d’Omar Radi

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Suspecté cette fois-ci de bénéficier de « financements de l’étranger » en lien avec des « services de renseignement », le journaliste Omar Radi a de nouveau été convoqué par la police. «Un harcèlement de la part des autorités marocaines», dénonce RSF.

L’ONG Reporters sans frontières (RSF) appelle, ce jeudi 25 juin, «les autorités marocaines à mettre fin au harcèlement dont est victime le journaliste d’investigation Omar Radi qui vient d’être convoqué par une unité de la direction générale de la sûreté nationale».

En effet, le journaliste a été  onvoqué dans le cadre d’une enquête sur son implication présumée dans une affaire d’obtention de financements de l’étranger, en lien avec des services de renseignement, a indiqué un communiqué du procureur général du roi près la cour d’appel de Casablanca.

RSF souligne que cette convocation a lieu trois jours après les révélations d’Amnesty International sur l’espionnage et le tracking qu’aurait subi le journaliste Omar Radi pendant plus d’une année, grâce à un logiciel développé par l’entreprise israéliennes NSO.

 

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«Au lieu de faire toute la lumière sur l’affaire de surveillance illégale dont est victime Omar Radi, les autorités marocaines préfèrent s’en prendre au journaliste et engager des poursuites à son encontre sur la seule base d’informations non vérifiées relayées sur les réseaux sociaux», fustige Souhaieb Khayati directeur du bureau Afrique du Nord de RSF.

Dans ce sens, l’ONG appelle les autorités marocaines à «cesser immédiatement leur harcèlement contre un journaliste indépendant qui ne fait qu’exercer son métier et qui risque aujourd’hui jusqu’à cinq ans de prison».

 

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Le journaliste a estimé que les motifs de sa convocation étaient « ridicules », tout en précisant qu’il irait jeudi matin dans les bureaux de la police judiciaire à Casablanca. Selon lui, « il y a un lien direct » avec l’enquête d’Amnesty International: « il y a une quinzaine de jours la presse +jaune+ a commencé à me lyncher et à publier de fausses informations sur moi et mes proches, au moment même ou Amnesty questionnait les autorités sur l’espionnage de mon téléphone », a-t-il confié à l’AFP.