Retraites des parlementaires. Azami: "D'anciens députés vivent dans des conditions sociales difficiles"

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Driss Azami Idrissi. DR.

La Commission des finances de la Chambre des représentants a examiné hier des projets de loi relatifs aux retraites des parlementaires. La Commission a adopté le projet proposé conjointement par la majorité et l’opposition. 
Plusieurs parlementaires ont assisté, mardi 17 juillet, aux travaux de la commission des finances au parlement, et pour cause. La commission présidée par le pjdiste Abdellah Bouanou examinait un projet de loi relatif à la retraite des parlementaires. Le groupe du PJD à la première Chambre avait proposé un projet de loi visant visant à annuler la retraite des députés avant de faire marche arrière et de proposer un tout autre texte en concertation avec plusieurs groupes parlementaires de la majorité et de l’opposition.
Le projet de loi commun, signé par tous les groupes parlementaires, à l’exception du parti de l’authenticité et de la modernité (PAM), stipule que la pension ne sera versée qu’à l’âge de 65 ans et non immédiatement après la fin du mandat du député. Deuxième changement, la pension mensuelle a été fixée à 700 dirhams pour chaque année législative, au lieu de 1000 dirhams actuellement. Donc, chaque parlementaire obtiendra une pension mensuelle de 3500 dirhams par mandat après l’âge de 65 ans.
Pour ce qui est des cotisations, aucun changement n’a été effectué et les députés devront s’acquitter des mêmes sommes d’argent. La nouvelle loi proposée stipule que cette pension de parlementaire ne sera pas versée si le député a occupé une fonction ministérielle ou une haute fonction. Actuellement, environ 1000 parlementaires ont droit à une pension, selon le système actuel. 270 d’entre eux ont quitté le Parlement en octobre 2016 et seulement 400 ont 65 ans.
Le président du groupe PJD à la Chambre des représentants, Idriss Azami, a expliqué que les élus lampistes ont examiné les conditions sociales des anciens députés et ont constaté que plusieurs d’entre eux vivent dans des conditions difficiles après la fin de leur mandat. Azami a ajouté que le groupe pjdiste a abandonné sa première proposition de loi pour s’engager en faveur d’une proposition conjointe, réunissant la majorité et l’opposition. Selon lui, cette seconde proposition de loi est la proposition la plus objective et la plus réaliste.
Cette déclaration d’Azami a suscité la consternation et la moquerie sur la Toile. Plusieurs internautes estiment que le président du groupe a exagéré et que ses propos ne reflètent aucunement la réalité. D’ailleurs, sur les réseaux sociaux, le nouveau hashtag qui catalyse les réactions des internautes est «ensemble pour collecter des fonds pour les parlementaires marocains».