Retour de centaines de Marocains bloqués à Sebta et Melilla

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Opération de rapatriement des Marocains bloqués à Sebta./DR

Environ 300 Marocains bloqués à Sebta et Melilla, depuis la fermeture de la frontière avec le Maroc en raison de la pandémie de Covid-19, ont pu revenir au Maroc, ont annoncé mercredi les autorités espagnoles.

Environ 200 personnes ont commencé à quitter Melilla « depuis 10H00 locales (08H00 GMT) et tout se passe dans la tranquillité et l’ordre, en gardant les distances de sécurité », a indiqué à l’AFP un porte-parole de la préfecture.

Afin de laisser le temps aux autorités marocaines de faire des test du Covid-19, un autre groupe de Marocains quittera Melilla vendredi, a-t-il ajouté.

« 100 Marocaines – 98 adultes et 2 mineures – sont retournées dans leur pays » depuis Sebta, a annoncé pour sa part un porte-parole de la préfecture de cette autre enclave espagnole dans le Nord du Maroc. D’autres groupes partiront dans les jours à venir, a-t-il poursuivi sans donner de détails.

Afin de freiner la propagation du Covid-19, le Maroc a fermé ses frontières mi-mars, laissant des centaines de ses ressortissants bloqués à Melilla et à Sebta, enclaves qui constituent la seule frontière terrestre européenne avec l’Afrique.

 

 

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En mai, un premier groupe de 500 personnes avait pu retourner au Maroc depuis les deux enclaves.

En raison de la fermeture des frontières marocaines, l’Espagne ne peut expulser les migrants marocains entrés à Melilla ou Sebta de manière clandestine.

Début septembre, le Conseil de l’Europe a demandé à l’Espagne d’améliorer la situation des centaines de migrants regroupés dans des arènes « surpeuplées » à Melilla, où il était difficile de « respecter les mesures » de sécurité sanitaires, selon Dunja Mijatovic, la commissaire pour les Droits de l’Homme de l’organisation.

Plusieurs ONG comme Save the Children ou la Commission espagnole d’aide aux réfugiés (CEAR) ont saisi le Défenseur du peuple espagnol pour dénoncer cette situation.