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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    La situation pluviométrique du pays n’aidant en rien, plusieurs régions du royaume ont vu leur situation hydrique sérieusement se dégrader avec les dernières hausses de chaleur.

    Les citoyens de ces régions touchées les pénuries d’eau appellent les autorités à apporter des solutions concrètes au problème du manque d’eau potable. L’eau est parfois disponible mais à certaines heures dans certains douars, mais parfois inexistante dans d’autres.

    Si certains décident d’ignorer le risque que peut représenter la consommation des eaux des puits, d’autres n’ont d’autres choix que d’acheter de l’eau en bouteilles ou bidons, un choix qui est cher, mais nécessaire à leur survie. Les habitants de certaines régions rurales doivent ainsi se déplacer vers d’autres douars pour demander de l’aide. Ailleurs, des habitants ont préféré quitter leur douar pour s’installer dans les villes où les structures d’assainissement garantissent un accès normal à l’eau.

    Le monde rural principale victime                          

    Le Maroc a été témoin de plusieurs manifestations organisées notamment les habitants des douars de Akhrachiche et Menata dans la région de Ouazzane ou encore ceux de la commune d’Aïn Chkef non loin de Fès. Entre mauvaise gestion des ressources hydriques, souvent contrôlées par des barons de la drogue et l’insouciance des autorités, les citoyens de ces régions recluses sont les premiers touchés quand il s’agit d’accéder à l’eau potable. Tous véhiculent le même message dans leurs manifestations: le droit à l’accès à l’eau potable.

    Le ministère à la rescousse avec le Plan national de l’eau

    Dans un entretien accordé à nos confrères de Medias24.ma, Charafat Afilal, secrétaire d’État chargée de l’eau, a déclaré qu’afin de faire face à la situation de manque et de surexploitation des ressources hydriques, le Secrétariat d’État chargé de l’Eau a décidé de mettre en place le Plan National de l’Eau (PNE). Ce dernier se repose sur trois axes pour apporter des solutions concrètes sur le terrain.

    Le premier axe concerne la gestion de la demande et la valorisation de l’eau et cela passe par la maîtrise de la demande en eau, la réduction des pertes d’eau et l’amélioration des efficiences.

    Le second point concerne la gestion et le développement de l’offre à travers la mobilisation des eaux de surface par les grands barrages, sachant que 14 barrages sont en cours de construction et 36 autres programmés.

    Le troisième axe concerne la préservation des ressources en eau du milieu naturel et l’adaptation aux changements climatiques.

    40 % de déficit dans certaines régions

    Afilal a déclaré que le déficit en ressources hydriques dans certaines régions du royaume a atteint un taux de 40 %. Cette situation s’est traduite par une baisse importante des ressources des barrages, notamment dans les zones rurales. Par ailleurs, un recensement a fait ressortir qu’à l’échelle nationale, sur un total de 681 villes centres gérées par l’ONEE, 37 connaissent des perturbations d’alimentation en eau potable.

    Il est à noter que le Secrétariat d’État chargé de l’Eau entame actuellement le processus de révision du Plan National de l’Eau pour tenir compte de la nouvelle loi sur l’eau et des changements ayant impacté le cycle de l’eau.

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