Réseau de naturalisation d’Israéliens: 6 ans de prison pour les principaux accusés

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Le tribunal de Casablanca a condamné, jeudi, les principaux accusés dans l’affaire du réseau de naturalisation des israéliens, Mimoun Perès, Ihssan Jenanat et Amina Boujendar, à 6 ans de prison ferme.

La Chambre criminelle du tribunal de première instance de Casablanca vient de statuer au terme du procès d’un trafic de naturalisation d’Israéliens.

Les principaux accusés Mimoun Perez, Ihssan Jenanat et Amina Boujendar ont écopé de 6 ans de prison ferme tandis qu’un autre accusé a été condamné à 5 ans de prison ferme.

Dans le cadre de la même affaire, le tribunal a condamné trois autres accusés à 4 ans de prison alors que 7 autres ont été condamnés à 2 ans ferme.

Ce réseau avec à leur tête deux marocaines, s’était lancé à l’initiative de l’israélien Mimoun Perez, dans la falsification de documents officiels pour la naturalisation de ressortissants israéliens qui ne sont pas d’origine marocaine.

 

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L’objectif des ces Israéliens était de pouvoir «voyager aux Émirats arabes unis qui interdisent les porteurs d’un passeport israélien d’accéder à leur territoires, selon les aveux de la principale accusée devant le tribunal présidé par Ali Torchi.

L’autre raison selon elle, était «leur volonté de passer plus de temps au Maroc que ce qui est permis aux touristes».

Un autre accusé a déclaré que la principale accusée recevait 7500 dollars contre chaque passeport délivré. Il a également précisé que «l’accusée principale a demandé un certain nombre de pièces officielles à fournir à un complice israélien chargé de détourner le système de suivi de demande de passeport biométrique mis en place par le ministère de l’Intérieur».

 

 

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L’affaire est d’une extrême gravité car elle implique des éléments de la Sûreté nationale et des responsables du ministère de l’Intérieur, notamment, de la commune de commune de Casablanca qui ont facilité les démarches contre des sommes importantes allant jusqu’à 70.000 dirhams par passeport.

Ce dossier sensible qui touche à la sécurité de l’État est d’autant plus inquiétant que pas moins de 600 documents falsifiés ont été retrouvés au domicile de l’une des principales accusées ainsi que 70 dossiers de naturalisation.