Remaniement ministériel: le gouvernement subira une véritable cure d’amaigrissement

à 14:30
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Le remaniement ministériel actuellement en gestation devrait réduire l’effectif du gouvernement du tiers. Chaque parti de la coalition gouvernementale devrait perdre le tiers de ses portefeuilles. Le PPS se verra dépossédé du ministère de la Santé.

Les premiers détails sur le remaniement ministériel attendu dès l’entrée parlementaire en début d’octobre commencent à filtrer. Le quotidien arabophone Akhbar Al Yaoum a indiqué, dans son édition du mercredi 11 septembre, que le Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani, a informé le secrétariat général de son parti (PJD) que l’actuel gouvernement connaîtra la suppression du tiers des portefeuilles.

Dans ce sillage, il a informé la direction du PJD de la suppression des secrétariats d’Etat de sorte qu’il n’y aura que des ministres et des ministres délégués dans le prochain gouvernement. Plus de place donc pour les secrétariats d’Etat.

La même source précise que certains d’entre ces derniers vont se transformer en des ministères à part entière ou des ministères délégués en particulier en ce qui concerne des secteurs vitaux comme l’Enseignement supérieur, la recherche scientifique et la formation des cadres.

El Othmani avait demandé aux partis de la coalition, lors du premier round des consultations, de lui faire part de leurs conceptions concernant l’architecture du gouvernement. Le deuxième round des négociations devrait porter sur la discussion des différentes conceptions avant de passer vers la fin de ce mois de septembre à la proposition de profils ministrables.

D’après la même source, le Chef du gouvernement a informé le secrétaire général du PPS, Mohammed Nabil Benabdellah, que son parti pourrait perdre le portefeuille de la Santé. Ce qui n’a pas été du goût de Benabdellah qui a manifesté, indique le quotidien, son refus d’une telle éventualité sur-le-champ.

A ce propos, il y a lieu de rappeler que le président du RNI, Aziz Akhannouch, avait lors d’un meeting de son parti, tenu en juillet dernier, manifesté sa volonté de récupérer le département de la Santé.

Ainsi, la logique arithmétique selon laquelle chaque parti devrait accepter de perdre 33% de ses sièges ne semble pas être le bon remède pour éviter les dissensions entre les partenaires gouvernementaux. La bataille des portefeuilles s’annonce rude.