Fête du Trône: les "trois chantiers majeurs" annoncés par Mohammed VI dans son discours

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Depuis Al Hoceima, le roi Mohammed VI a prononcé un discours à la nation à l’occasion de la fête du trône. Ce discours, énoncé à l’occasion du 19ème anniversaire de l’accession de Mohammed VI au trône, a été marqué par une forte connotation sociale, mais aussi par l’annonce de la mise en place de trois chantiers majeurs liés à l’investissement. Les détails.
Pour réaliser un sursaut qualitatif au niveau social, le roi Mohammed VI a déclaré lors de son allocution qu’il convient de mener à bien trois chantiers majeurs. Le premier consiste à faire adopter la «charte de déconcentration administrative». Celle-ci se fera avant la fin du mois d’octobre prochain. Cette charte permettra aux responsables locaux de «prendre leurs décisions et d’exécuter les programmes de développement économique et social, en accord et en cohérence avec les visées de la régionalisation avancée», assure le monarque.
Le second chantier est l’activation de la réforme des centres régionaux d’investissement (CRI) en leur accordant les prérogatives nécessaires pour remplir leur mission correctement. «Citons particulièrement le mécanisme de décision à la majorité des membres présents, en remplacement de la règle d’unanimité actuellement en vigueur. Ainsi que le regroupement des commissions concernées par l’investissement en une commission régionale unifiée. Ceci permettra de mettre un terme aux blocages et aux prétextes invoqués par certains départements ministériels», explique le roi.
Le dernier chantier concerne l’adoption des textes juridiques. Cela se fera en fixant à un mois le délai maximal accordé à certaines administrations pour répondre aux demandes qui leur sont adressées dans le domaine de l’investissement. Autre nouveauté, établir que l’absence de réponse dans ce nouveau délai d’un mois, tient lieu d’approbation. Ensuite, il s’agira d’empêcher toute administration publique de demander, de la part d’un investisseur potentiel, des documents ou des informations qui sont déjà en possession d’une autre administration publique. Mohammed VI estime que «c’est aux services publics qu’il revient d’organiser un échange coordonné des informations, grâce au recours à l’informatique et aux nouvelles technologies».  Toutes ses réformes aideront «à la création d’emplois, à l’amélioration de la qualité des prestations offertes aux citoyens, à l’endiguement des manœuvres dilatoires qui font le lit de la corruption», déclare le souverain.