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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Le dimanche 3 octobre aura lieu à Rabat la « Journée sans voiture », co-organisée par l’Association Jeunes du XXIe siècle et les autorités locales. L’objectif: sensibiliser les citoyens à l’importance de la protection de l’environnement et de rendre l’espace public moins pollué. 

    Depuis 1998, une journée sans voiture s’est généralisée dans les grandes villes mondiales, fixée autour du 22 septembre chaque année. Au Maroc, l’initiative est lancée également depuis 2017 à Rabat par l’Association Jeunes du XXIe siècle, en coordination avec les autorités locales. Sous le thème « Rabat, sans ma voiture », cette 4e édition aura lieu cette année dimanche 3 octobre de 9h à 18h.

    Pendant cette plage horaire, « les citoyennes et citoyens de la ville lumière sont appelés à se passer de leurs véhicules; même ceux qui ne peuvent pas participer doivent respecter le circuit prédéfini par l’association et les autorités locales pour ladite action ».

    Tous les véhicules à moteur sont concernés par cette action, sauf les voitures électriques, les vélos, et les véhicules de secours. Par ailleurs, pour garantir le bon déroulement de la journée, les effectifs de sécurité seront renforcés par les autorités locales. Dans ce sens, des signaleurs bénévoles seront mobilisés, explique l’association dans un communiqué de presse.

    L’événement à proprement parler concerne seulement l’avenue Mohammed V, mais les Rbatis sont appelés à respecter cette restriction de manière générale, pour participer aux objectifs sur le long terme de cette journée. Ces derniers ont été listés par l’association:

    • Démontrer l’engagement du royaume dans la stratégie mondiale pour diminuer les CO2;
    • Sensibiliser les citoyens à l’importance de la protection de l’environnement et de rendre l’espace public moins pollué;
    • Encourager les citoyens à utiliser les véhicules hybrides et électriques;
    • Lutter contre la pollution atmosphérique mais aussi le bruit;
    • Limiter la pollution de l’air tout en réservant les rues aux piétons, aux cyclistes et à des activités telles que la marche et la course à pied ou à vélo;
    • Sensibiliser les automobilistes à organiser leurs déplacements en polluant moins.

    « Ce genre d’événement permet de réduire de 30 à 40% la production de gaz à effet de serre de la journée », déclare Aziz El Fekkaki qui ambitionne d’organiser chaque mois une journée sans voiture dans une ville du Maroc pour que l’effet soit national. Selon le président de l’Association Jeunes du XXIe siècle, les réactions des habitants sont positives et s’améliorent depuis la première édition en 2017.

    « On reçoit des appels de personnes intéressées de connaître le circuit, qui manifestent leur satisfaction à l’égard de l’initiative… Beaucoup de citoyens essaient de respecter la privation au-delà même du circuit officiel », se réjouit notre interlocuteur qui souligne la difficulté « d’imposer la restriction dans plusieurs rues faute de moyens financiers, logistiques et communicationnels ».

     

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    Si on parle d’initiative « symbolique », Aziz El Fekkaki y voit tout de même une action de plus grande ampleur, qui, sur la durée, vise surtout à « sensibiliser les gens à respecter et protéger l’environnement et à diminuer la production de gaz à effet de serre ». « Parmi les choses qu’on peut faire sur le terrain, il y a l’éco-conduite qui consiste par exemple à arrêter le moteur de la voiture au feu rouge, organiser autrement ses déplacements, abandonner l’usage de la voiture pour les courses de proximité, entretenir ses pneus, sa voiture, etc. », détaille le président de l’association.

    Pour la 5e édition qui aura lieu en 2022, l’objectif plus ambitieux sera d’organiser la journée sans voiture dans cinq villes en même temps au Maroc, à savoir Casablanca, Rabat, Marrakech, Tanger et Agadir. « On lancera un challenge sur les réseaux sociaux par rapport à cela après la 4e édition… On souhaite augmenter la participation chaque année », informe Aziz El Fekkaki.

    En 2018, le Maroc a connu environ 5.100 décès dus à la pollution atmosphérique, soit parmi les pays les plus polluants dans la région MENA, rapporte un article publié sur le site de Greenpeace en juin 2020. En deuxième position après l’Egypte, le royaume dépasse l’Algérie et la Tunisie dont le nombre estimé de décès s’élève respectivement à 3.000 et 2.100 la même année. Il est donc urgent d’adopter des comportements écologiques pour préserver l’environnement ainsi que la santé des êtres vivants.

    L’OMS durcit les normes sur la qualité de l’air

    C’est dans ce contexte que l’OMS a actualisé aujourd’hui, mercredi 22 septembre 2021, ses lignes directrices quant à la qualité de l’air, en opérant un certain durcissement des normes non réévaluées depuis 2005. Dans un communiqué de presse diffusé sur son site, l’organisation soutient qu' »avec les changements climatiques, la pollution atmosphérique est l’une des principales menaces environnementales pour la santé ».

    « Les nouvelles lignes directrices mondiales de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur la qualité de l’air présentent des données montrant clairement les effets néfastes de la pollution atmosphérique sur la santé, à des concentrations encore plus faibles qu’on ne le croyait auparavant », lit-on. Il s’agit par conséquent d’adopter « de nouveaux seuils de qualité de l’air pour protéger la santé des populations ».

    En effet, « l’OMS a abaissé la quasi-totalité des seuils de référence, en signalant que le dépassement de ces nouveaux seuils relatifs à la qualité de l’air était associé à des risques importants pour la santé, tandis que le respect de ces seuils pourrait sauver des millions de vies ».

     

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    Plus l’exposition à la pollution atmosphérique est importante, plus les conséquences sur la santé sont grandes, en particulier chez les personnes atteintes de maladies chroniques (comme l’asthme, la bronchopneumopathie chronique obstructive et les cardiopathies), ainsi que chez les personnes âgées, les enfants et les femmes enceintes, note l’OMS qui estime que, chaque année, des millions de décès sont dus aux effets de la pollution atmosphérique, principalement à des maladies non transmissibles

    En 2019, plus de 90% de la population mondiale vivait dans des régions où les concentrations dépassaient les seuils de référence fixés par l’OMS en 2005 concernant l’exposition prolongée aux PM₂.₅. Les pays où la qualité de l’air s’est nettement améliorée grâce aux politiques adoptées ont souvent connu une réduction sensible de la pollution atmosphérique, alors que les baisses au cours des 30 dernières années ont été moins perceptibles dans les régions où la qualité de l’air était déjà bonne.

    «La pollution de l’air est une menace pour la santé dans tous les pays, mais elle frappe surtout les populations des pays à revenu faible ou intermédiaire», a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus Directeur général de l’OMS. «Les nouvelles lignes directrices de l’OMS sur la qualité de l’air sont un outil pratique et fondé sur des données factuelles pour améliorer la qualité de l’air dont toute vie dépend. J’exhorte tous les pays et tous ceux qui luttent pour protéger notre environnement à les utiliser pour réduire les souffrances et sauver des vies», a-t-il déclaré.

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