Qui sont les locataires des biens Habous que le roi a aidés?

La Tour Habous à Casablanca. Crédit: DR.

Hier, mercredi 9 avril, le roi Mohammed VI a décidé d’exonérer des droits de bail les locataires des locaux des habous consacrés au commerce, aux métiers, aux services et à l’habitation, à l’exception des fonctionnaires. Une mesure valable pendant toute la période d’urgence sanitaire. Qui sont les locataires de ces biens?

Le ministère des Habous et des Affaires islamiques a indiqué hier dans un communiqué que « Sa Majesté a bien voulu exonérer des droits de bail les locataires des locaux des habous consacrés au commerce, aux métiers, aux services et à l’habitation, à l’exception des fonctionnaires », et ce dans le cadre de « la sollicitude continue » dont le souverain « entoure les catégories affectées par les répercussions de la pandémie du coronavirus (Covid-19) ».

Les biens immobiliers habous comprennent des locaux à usage d’habitation, commercial, artisanal ou professionnel, ainsi que les propriétés grevées de droits coutumiers et les terrains nus situés à l’intérieur du périmètre urbain (source: site du ministère des Habous). Ces biens représentent le plus important patrimoine immobilier habous, tant par leur nombre et variété, que par leur rentabilité financière.

 

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En 2018, les biens immobiliers habous ayant bénéficié d’opérations locatives constituent 9% du nombre total des propriétés waqf urbaines, soit 4.877 immeubles. 1.205 nouvelles propriétés ont vu le jour dans les villes grâce à l’incorporation des dépendances de certaines mosquées au domaine habous, ainsi qu’au partenariat avec des promoteurs immobiliers et à la réalisation de nouveaux édifices.

On distingue les habous privés (appartenant à des familles) et les habous publics. Les habous publics comprennent des immeubles urbains, notamment la fameuse tour Habous de Casablanca. On y trouve notamment des voyagistes mais également des médias comme la radio MFM, le magasine d’histoire Zamane ou encore le quotidien arabophone Akhbar al Yaoum.

Les habous publics comprennent également des boutiques, des hammams, des kissarias, des marchés, des propriétés agricoles et des zones de constructions à usage d’habitation comme l’avenue de Témara, à Rabat.

Cela inclut aussi tout le quartier casablancais des Habous pour ceux qui détiennent des commerces, qui y pratiquent des métiers ou y logent. Marrakech compte de son côté quelques 10.000 locataires de locaux habous.