Quatre points à retenir de l’étude réalisée par le CESE sur le foncier au Maroc

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Voici les points clés relatifs aux recommandations du Conseil économique, sociale et environnemental (CESE) issues de son étude sur le « Foncier au Maroc: un levier fondamental pour le développement durable et l’inclusion sociale », présentée mercredi à Rabat.

Tout d’abord, l’aménagement des espaces urbains libres de toute contrainte au développement, attractifs pour l’investissement productif et offrant des logements dignes et accessibles en veillant à mettre en place des programmes de développement de l’habitat moyen standing, soutenus par des mesures incitatives. Le tout en assurant un suivi rigoureux afin d’éviter les comportements de prédation parfois observés durant le déploiement des programmes de logements sociaux et à recourir au remembrement dans les zones péri-urbaines pour favoriser une intervention publique à même d’accélérer l’ouverture à l’urbanisation.

Vient ensuite, la réforme progressive du statut des terres collectives qui garantit les droits individuels et collectifs, allège les contraintes au développement rural, tout en tenant en compte les impératifs de durabilité environnementale, à travers la mise en conformité des terres de culture avec les dispositions du Code des Droits Réels (CUR) et la régularisation progressive du foncier résidentiel des zones d’habitat irrégulier.

L’accent a également été mis sur la mise en place d’un cadre juridique régissant le secteur du foncier dans sa globalité, qui garantit la sécurité de la propriété tout en prenant en compte les spécificités et les rôles respectifs de chacun des régimes fonciers, en reconnaissant et protégeant les divers droits fonciers acquis légitimement mais non conformes à la loi au même titre que les droits issus de régimes bénéficiant de protections inscrites dans les lois et en consolidant le cadre juridique régissant le foncier par la création d’un code foncier.

Mais aussi, la mise en place d’une gouvernance foncière efficace et efficiente dotée d’un cadre de gestion et d’instruments adaptés aux évolutions de la demande en veillant à mettre en place un cadastre national couvrant l’ensemble du territoire national, à renforcer la coordination de l’action foncière à travers une institution dédiée qui devra être investie de larges pouvoirs et à mettre en place une fiscalité adaptée et évolutive, adossée à une information accessible et transparente.