Présidence de la Chambre des conseillers: la majorité n’a toujours pas de candidat «commun»

à 16:23

Réunis jeudi soir, les secrétaires généraux des partis de la majorité gouvernementale n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur «un candidat commun» pour concurrencer Hakim Benchemach.

Quelle attitude vont adopter les partis de la majorité lors de l’élection de mi-mandat à la chambre des conseillers ? C’est la question que se pose l’ensemble des acteurs politiques marocains, sans apporter une véritable réponse. La réunion des secrétaires généraux de la majorité, tenue hier, n’a pas aidé à résoudre ce mystère et chaque parti y est allé de son analyse. Entre Kayouh (Istiqlal), Benchemach (PAM), Hamid Couscous (MP) et Abdellatif Ouammou (PPS), chacun semble avoir "sa petite idée".

Selon nos sources, Driss Lachgar, premier secrétaire de l’USFP a plaidé pour le maintien de Benchemach. Pour lui, la deuxième chambre devrait rester entre les mains de l’opposition pour que la majorité ne soit pas accusée d’hégémonie et de s’accaparer l’ensemble des circuits législatifs.

Cette déclaration de Lachgar a déplu à certaines composantes de la majorité, notamment le PJD et le PPS. Certains membres du PJD estiment que le but de la manœuvre du leader de l’USFP étant d’obtenir le soutien des députés du PAM à la Chambre des représentants, présidée par Habib El Malki.

Deux candidats potentiels

Le chef de gouvernement, Saâdeddine El Othmani, a proposé Abdellatif Ouamou, avocat et membre bureau politique du PPS comme «candidat commun» à la présidence de la seconde Chambre. Le PPS aurait temporisé au sujet de la candidature d’Ouamou, surtout qu’il n’a pas été consulté, selon des sources bien informées.

La proposition du PJD n’a pas enthousiasmé  le RNI, l’UC et le Mouvement populaire, autres composantes de la majorité. Le président du RNI, Aziz Akhanouch aurait demandé d’avoir plus de concertations sur le sujet et d’étudier toutes les candidatures avant de trancher.

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Pour sa part, le Mouvement populaire de M’hand Laenser a aussi son candidat pour le poste. Il s’agit  de Hamid Couscous, l’actuel vice-président de la Chambre et connu pour être un des «notables» de Taza, innocenté récemment par la Cour de cassation dans une affaire de corruption.