Post-Covid: la difficile reprise des kiosques à journaux

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L’Association casablancaise des vendeurs de journaux et de magazines a adressé une lettre au groupe Edito Ventures détendeur de Sapress et Sochepress dans l’objet est la difficile reprise du secteur fortement impacté par la crise due au coronavirus.

Dans une lettre adressée à Amine Benchekri, DG du groupe Edito, l’association casablancaise des vendeurs de journaux et de magazines affirme qu’il est encore impossible d’imprimer, de publier et de distribuer des journaux à compter du 26 mai, date fixée par le ministère de la Culture de la Jeunesse et des sports.

Le ministère avait donné pour rappel, son feu vert aux kiosques et libraires de rouvrir le mardi 26 mai, sans autorisation préalable. Néanmoins, les professionnels du secteur affirment être dans l’incapacité de reprendre leurs activités, et ce pour plusieurs raisons.

 

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En effet, au-delà de cet arrêt soudain qu’a frappé le secteur, l’association pointe les difficultés rencontrées par les professionnels «sans le soutien d’aucune partie». De plus, les professionnels ont été privés d’un nombre important de clients, et beaucoup ont croulé sous les dettes, poursuit l’association dans sa lettre.

Bien que l’autorisation de rouvrir leur ait été accordée, l’association souligne que la distribution des magazines et journaux est encore entravée par l’interdiction de libre circulation entre les villes.

La reprise ne peut se faire donc sans qu’une réflexion ne soit entamée, écrit l’association qui affirme que seuls les kiosques de la ville de Marrakech rouvriront, tandis que les autres professionnels exigent de s’entretenir d’urgence avec un cadre du groupe Edito.