Vifs échanges au Parlement autour des salaires des hauts fonctionnaires

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Une réunion au Parlement s’est transformée en véritable scène de confrontation entre le président d’une commission et des députés mardi autour de la présentation de deux propositions de loi dont l’une concerne les salaires mensuels des hauts fonctionnaires.
Selon Al Massae dans son édition du jeudi 11 janvier, les divergences entre Abdellah Bouanou, président de la commission des finances et du développement économique à la chambre de représentant, et les députés de l’Istiqlal et du PAM se sont accentuées lors d’une réunion mardi.
Et pour cause, le président a décidé de se limiter à la présentation des deux propositions de loi dont l’une concerne les salaires mensuels des hauts fonctionnaires, refusant de démarrer le débat autour de ces textes dans la même réunion. Il a ainsi justifié cette décision par les dispositions du règlement interne du parlement. Les députés pour leur part estimaient que le débat devaient avoir lieur le jour même vu l’importance de ces propositions de lois.
Ce qui a également marqué cette réunion, c’est l’attitude de Mohamed Boussaid, ministre de l’Économie et des Finances.  « Celui-ci a semblé non concerné par le contenu de ces propositions de loi alors que le gouvernement a à plusieurs reprises manifesté sa volonté de réduire le poids de la masse salariale », rapporte le quotidien. Dans ce sens, le ministre a demandé au président de la commission si sa présence était nécessaire lors de cette réunion ce à quoi Bouanou a répondu en le retenant dans salle de réunion, relate la même source.
A noter que la première proposition de loi, élaborée par les groupes de la majorité vise à limiter les salaires mensuels de certains hauts fonctionnaires à 100.000 dirhams (avantages, rémunérations et indemnisation de tous genres confondus). Pour sa part, la deuxième proposition de loi, présentée par le groupe socialiste, concerne l’interdiction des cumules des indemnités des indemnités perçues par les responsables au sein de plusieurs instances élues. Selon le communiqué du bureau politique de l’USFP, «ces responsables devront choisir une seule indemnité qu’ils jugent adéquate».