Vidéo. Al Hoceima: un colloque boycotté après les déclarations d’El Omari

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La sortie médiatique d’Ilyas Omari, mardi 13 juin 2017 a poussé Mustapha Ramid, ministre des droits de l’Homme, à annuler sa participation à une rencontre sur la situation à Al Hoceima.

A deux jours du lancement d’un colloque sur la situation à Al Hoceima, la prestation mitigée du numéro un du PAM lors de l’émission présentée par Mohammed Tijini sur Al Aoula a poussé diverses membres du gouvernement à décliner leur participation à cet événement organisé ce vendredi sous l’égide de la Région.

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Mustapha Ramid, ministre d’Etat chargé des droits de l’Homme est le premier à avoir décliné l’invitation à ce colloque qui ambitionne «d’ouvrir un dialogue élargi institutionnalisé et responsable entre les différents acteurs pour trouver des issues à la situation à AL Hoceima».

Pour Ramid, la sortie médiatique de Omari est «un fiasco». Dans une réaction publiée sur sa page Facebook, le ministre d’Etat a critiqué l’attitude «belliqueuse et dénigrante de Omari accusant le gouvernement et les institutions de tous les torts».

Mercredi 14 juin, un communiqué des organisateurs du colloque répondra à Ramid réitérant son invitation tout en faisant savoir que ce colloque est le fruit d’une initiative citoyenne qui émane d’acteurs associatifs et que la Région a soutenu.

«Les positions du président de la Région ou celles de membres du gouvernement peuvent constituer une base à un dialogue sincère et responsable pour résoudre la situation à Al Hoceima, loin de tout règlement de compte personnels ou politiciens», a souligné le comité organisateur.

Par ailleurs, Nabil Benabdallah, ministre de l’Habitat a également vivement réagi aux déclarations de Omari relevant que «le temps de ce dernier ainsi que son discours sont révolus».

Il faut dire que Omari avait saisi l’occasion de son passage à la première chaîne pour régler avec des membres du gouvernement, particulièrement Benabdallah qui avait déclaré, quelques jours auparavant, que «le PAM fait partie du problème à Al Hoceima et non de la solution».