Premières tensions entre le Maroc et Macron à cause d’une activiste pro-polisario

Les premières tensions entre le Maroc et le mouvement «La République En Marche» mené par Macron risquent de se faire jour rapidement après la candidature d’une pro-Polisario pour représenter les Français de l’étranger.

En cause, le nom de Leïla Aïchi qui figure dans la liste définitive des candidats  investis par le mouvement «La République en Marche» pour les législatives françaises prévues en juin.

La candidate de la 9e circonscription dédiée aux français de l’étranger n’est autre que la sénatrice écologiste d’origine algérienne Leïla Aïchi qui soutient inconditionnellement le Polisario.

Cette annonce a ainsi suscité la réaction de militants franco-marocains de la société civile ainsi que des politiques.

A ce titre, on cite  la publication d’une communiqué par des élus français d’origine marocaine membres du Cercle Eugène Delacroix, basé à Paris.

 

L’acteur associatif Ahmed Ghayat a également appelé le mouvement En Marche à retirer cette investiture.

 

Non à l'investiture de Leila Aïchi, franco-algérienne, sénatrice MoDem, soutien du Polisario, en tant que candidate à la…

Publiée par Ahmed Ghayat sur Jeudi 11 mai 2017

Par ailleurs, l’une des sorties médiatiques les plus remarquées de Leila Aïchi exprimant son soutien au Polisario date du 30 janvier 2013. Elle avait ainsi critiqué la politique de la France pour « son alignement avec le Maroc » dans la question du Sahara.

 

Pour rappel, juriste experte dans les questions de l’environnement, Leila Aïchi avait rejoint en septembre 2016 le MoDem de François Bayrou après avoir quitté Europe Écologie-Les Verts (EELV). Aujourd’hui elle fait campagne pour représenter les français de la 9ème circonscription de l’étranger qui comprend seize pays d’Afrique dont les pays du Maghreb.