PJD: qui sont les favoris pour succéder à Benkirane?

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Plusieurs noms de potentiels candidats au secrétariat général du PJD reviennent chez les militants du parti à l’approche du 13e congrès prévu le 9 et 10 décembre prochains. Parmi eux: Saâdeddine El Otmani, Mustapha Ramid et Abdelaziz Rebbah, Lahcen Daoudi, ou encore Sliman Omrani…

Qui remplacera Benkirane à la tête du PJD ? La question revient depuis le vote dimanche dernier contre un troisième mandat du secrétaire général. Et plusieurs noms de candidats sont évoqués chez les militants du parti à l’approche du 13e congrès prévu le 9 et 10 décembre prochains.

Pami les plus probables, arrive en premier Saâdeddine El Otmani, chef du gouvernement, suivis des ministres Mustapha Ramid et Abdelaziz Rebbah qui tous deux se sont prononcés contre un troisième mandat de Benkirane. Selon eux, la norme n’est pas de changer les statuts du parti pour maintenir une personne dans son poste, mais de les respecter et de consacrer la démocratie et la pérennité des institutions.

Reviennent également les noms de Lahcen Daoudi, ou encore Sliman Omrani, vice secrétaire général. D’autres noms inattendus, voire « illogiques » circulent aussi, selon un cadre du parti surtout sur les réseaux sociaux qui évoquent Aziz Aftati, Amina Maa Al Ainaine, Hamdiddine, Mohammed Yatim…

Mais une chose est sûre, au PJD n’est pas candidat qui veut. Ce dernier doit être proposé, coopté par ses camarades à l’instar de tous les mouvements “fréristes”, et selon une procédure bien précise au sein du parti.

« Nous réunissons les membres du Conseil national sortant et ceux du nouveau qui sera formé la première journée du congrès afin qu’ils proposent le nom de leur favori dans un vote à bulletin secret. C’est ainsi que les trois ou quatre premiers noms qui rassemblent le plus d’adhésions seront soumis au vote des congressistes pour élire le futur patron du PJD », nous explique un membre du secrétariat général.

Mais selon la même source, le scénario le plus réaliste est l’élection de Saâdeddine El Otmani comme secrétaire général. Un poste qu’il a occupé durant neuf ans avant l’arrivée de Benkirane à la tête du parti et juste après le premier secrétaire général du parti, docteur Abdelkrim El Khatib.

À cela s’ajoute le fait qu’en devenant chef du PJD, le gouvernement s’assure plus de latitude et de soutien pour mener son action. Un argument évoqué par Benkirane lui-même en 2016 lors d’un congrès extraordinaire, lorsqu’il demandait que son deuxième mandat lui soit prolongé d’un an.