Elections partielles à Tétouan: la candidature d’un proche de Benkirane suscite la polémique

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Le choix du candidat PJD aux élections législatives partielles prévues le 14 septembre à Tétouan a alimenté la polémique. 

 

Mohamed Idaamar, président de la Commune urbaine de Tétouan a été reconduit par le secrétariat général du PJD pour mener la bataille aux élections législatives partielles prévues 14 septembre à Tétouan.

 

Le choix de ce proche d’Abdelilah Benkirane, secrétaire général du parti, a fait l’objet de critiques de la part de certains militants du PJD.

Et pour cause: le candidat en question est à l’origine de l’invalidation de ce siège.

La Cour constitutionnelle avait en effet en juin dernier, pointé l’exploitation par Mohamed Idaamar de moyens de la commune qu’il dirige, notamment de l’éclairage et des véhicules, pour un meeting lors de la campagne des élections législatives du 7 octobre 2016.

Contacté par H24Info, El Arabi Abdelhak, président de comité central des élections du PJD justifie ce choix du secrétariat général du parti par le fait que ce dernier «ne prend pas la peine de changer de candidat pour les élections partielles et reconduit automatiquement les candidats dont le siège a été invalidé».

La même source ajoute que l’exception à cette règle s’impose uniquement quand il y a une «infraction très grave. Ce qui n’est pas le cas dans la circonscription de Tétouan», estime El Arabi Abdelhak.

Par ailleurs, pour ce qui est des candidats qui se représenteront face au candidat PJD lors des élections partielles prévues le jeudi 14 septembre, il sera question d’une candidate du Front de la gauche démocratique FGD.

Pour sa part, le PAM a préféré ne pas désigner de candidats à ces élections soulignant dans un communiqué se concentrer sur l’élection de membres du bureau dirigeant les communes de M’diq et de Martil.

Dans son communiqué, le PAM précise toutefois avoir laissé la liberté à ses militants de voter ou pas pour les opposants au PJD à Tétouan.