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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Entre les élections législatives qui approchent à grands pas, et la Covid-19 qui se propage à pas de géant, la campagne électorale, sous son format ancien et classique, est tentée par une nouvelle variante: le recours au distanciel.

    À l’arrivée ubuesque de la Covid-19 en mars 2020, tout le monde ou presque s’est plié en quatre pour une digitalisation à grande échelle. Le travail est devenu « télétravail », le tout désormais assorti des célèbres épithètes « distanciel », « hybride » ou organisé en mode « visioconférence ». C’est selon.

    Quid de la campagne électorale, évènement quinquennal qui requiert (et cela va sans le dire) des meetings essaimés de centaines, voire de milliers de gens ? Covid oblige, certains experts approchés par la MAP ont mis en garde, non sans raison, contre le maintien d’un tel exercice.

    Pour le politologue Hicham Mouatadid, la nature de la campagne électorale dans un contexte pandémique devrait prendre en considération les impacts négatifs de la recrudescence des cas et l’évolution de la situation épidémiologique afin de minimiser les dégâts.

    « D’un point de vue ope rationnel, les partis politiques doivent prévoir, non seulement une seule feuille de route technique et stratégique pour la mise en œuvre de leur campagne électorale, mais développée notamment une feuille de route ajustable et flexible a la conjoncture pandémique et aux différentes possibilités conjoncturelles qui en dépendent », a-t-il relevé.

    D’un point de vue logistique, il a souligné que les partis politiques seront probablement appelés à revoir toutes leurs procédures organisationnelles relatives à la campagne électorale afin de se soumettre aux ordonnances des autorités sanitaires et aux orientations du gouvernement dans le cadre de la gestion de la pandémie.

    Sur les éventuels impacts du maintien des élections dans ce contexte de recrudescence des contaminations, le politologue a fait remarquer que « le non-report de celles-ci aura une incidence sur le vote », notamment « parce que l’e lecteur aura besoin d’un climat beaucoup plus sain et stable, loin des mesures sanitaires en vigueur afin d’exercer facilement son droit au vote ».

    Idem pour Tayeb Hamdi, médecin et chercheur en politique et systèmes de santé, qui a indiqué que le R0 (taux de reproduction du virus) du variant Delta est aujourd’hui estimé à 8, notant que le maintien du mode classique pour la campagne électorale est « impensable », d’autant plus qu’à la fin du mois d’août et au début de septembre, la situation épidémique « ne permettrait pas de tels évènements ».

    « Il faudrait penser à changer ce format et opter pour le numérique ou, si la situation sanitaire le permet, pour des meetings hybrides », a-t-il préconisé, soutenant qu’il s’agit là d’un format « non-contradictoire » avec une campagne électorale efficace, du moment que le but est d’exposer ses idées et ses programmes et de parler à l’intelligence des électeurs.

    « On ne sait pas actuellement et on ne saurait jamais quand est-ce qu’une campagne électorale classique pourrait être possible », a fait savoir M. Hamdi, appelant les partis politiques à « s’adapter à cette situation épidémique ».

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