Un député PJD critique les mesures infligées aux pèlerins, Riad réagit

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Les propos d’un parlementaire PJD critiquant les mesures infligées par l’Arabie Saoudite aux Marocains ont fait réagir l’ambassade de Riad à Rabat, jeudi 21 septembre: « Personne n’a le droit de s’immiscer dans les affaires internes de l’Arabie Saoudite ».

 

Ali Asri, député PJD à la deuxième chambre a publié, il y a quelques jours sur sa page Facebook, un article coup de gueule portant comme titre, «Malheureusement tout pèlerin marocain est considéré par les Saoudiens comme un projet d’immigration clandestine».

 

Pointant du doigt le « traitement humiliant » des autorités saoudiennes envers les Marocains, le conseiller de Taounat a déploré l’inscription sur les visas des pèlerins de l’expression «n’est pas autorisé à  travailler» y compris dans les passeports diplomatiques. «A cela s’ajoute le fait que les passeports des pèlerins marocains leurs sont confisqués dès l’arrivée aux lieux saints et ne leurs sont rendus qu’une fois embarqués comme des prisonniers dans les bus en partance vers le vol retour», s’était indigné le député.

Le parlementaire ira même jusqu’à faire une comparaison très provocatrice appelant l’Arabie Saoudite, «pays de plus 2 millions de kilomètres carrés à être le refuge de tous les Musulmans à l’instar de l’Etat sioniste qui accueille tous les juifs du monde».

 

En réaction, l’ambassade de Riad à Rabat s’est fondue d’un communiqué officiel explosif, jeudi 21 septembre, qualifiant les propos du député « d’infondée » et soulignant que le « l’Arabie Saoudite ne laisse le droit à personne de s’immiscer dans ses affaires internes».

Et le communiqué de conclure: «les efforts déployés par le Royaume d’Arabie Saoudite sont colossaux pour servir les pèlerins. Ceci est reconnu par nos ennemies avant nos amis».

 

Par ailleurs, le député a par la suite publié, vendredi, une nouvelle note où il nuance ses propos. Il a ainsi préciser que sa critique était personnelle et n’avait nullement pour objet de porter atteinte aux relations entre les deux pays, ni de dénigrer les efforts des autorités saoudiennes, mais elle visait à améliorer le traitement réservé aux Marocains.