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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Après la démission d’El Omari resté à la tête du secrétariat général du PAM durant un an et demi, la question de sa succession taraude les esprits. 

    Celui qui était considéré comme un homme politique agissant dans l’ombre revient ainsi dans les coulisses. Et ce, après avoir annoncé sa démission du secrétariat général du PAM, dans la soirée du lundi soir 7 août 2017.

    Qualifiée de «personnelle», cette décision prise suite à «une évaluation du rendement du parti après 9 ans d’existence devrait être approuvée par le Conseil national du parti prévu en octobre prochain», a indiqué à H24Info Habib Belkouch, désigné par El Omari secrétaire général par intérim du PAM.

    « Nous allons donner un nouveau souffle à notre projet politique à travers les leçons qui seront tirées de l’évaluation en cours de réalisation. Une évaluation qui devrait être finalisée d’ici le 15 septembre », a déclaré Habib Belkouch dans l’entretien ci-dessous.

     

     

    La démission de El Omari, « un repli stratégique »

    Mais pour le politologue Aziz Chahir, la démission d’El Omari n’est qu’un repli stratégique.

    «Il s’agit d’une simple manœuvre stratégique négociée au niveau de la direction du PAM avec le pouvoir central pour essayer d’absorber le mécontentement populaire à l’égard d’un parti qui a échoué indéniablement dans la gestion de la région d’Al Hoceima», a t-il estimé.

    Selon cet auteur du livre «Qui gouverne le Maroc?», «la démission d’El Omari s’inscrit dans cette volonté maintes fois affichée de rupture supposée avec les arcanes du pouvoir central, symbolisé par des personnes de réseaux et des lobbyistes de l’ombre qui continueront certainement à influer sur les décisions du PAM, malgré le changement des chefs et les effets d’annonce visant le «renouvellement».

     

    Divers profils sont pressentis pour succéder à El Omari

    Entre temps, divers profils sont pressentis pour succéder à El Omari. Et pour  cause, ce  parti fondé il y a près de 10 ans par Fouad Ali El Hima, un proche du roi, comprend aussi bien d’anciens militants de la gauche radicale, que des libéraux convaincus, sans parler des notables et des technocrates.

    Ainsi parmi les prétendants à la succession de Ilyas El Omari, on cite selon des sources ayant requis l’anonymat, Abdelatif Ouahbi, ou encore Ali Belhaj, tous deux membres du bureau politique, entre autres.

    Le premier, avocat et ancien président du groupe parlementaire du PAM, n’a pas toujours eu de bons rapports avec Ilyas El Omari. A son arrivée à la tête du PAM, El Omari l’aurait privé de la présidence du groupe parlementaire. «Lui succéder aujourd’hui serait ainsi une occasion de prendre sa revanche», rapportent les mêmes sources. D’ailleurs, le lendemain de ladite démission, Ouahbi a exprimé sans réserve à la presse son ambition de devenir le numéro un du parti.

    Ali Belhaj, pour sa part, économiste et homme d’affaires a occupé le poste de secrétaire général adjoint du PAM, ainsi que de président de la région de l’Oriental entre 2010 et 2015.

    Hakim Benchemass, actuel président de la chambre des conseillers s’impose aussi comme un candidat sérieux. Ce tribun, connu pour sa verve et ses propos fortement anti-PJD est souvent présenté comme le numéro deux du parti du tracteur.

    On cite aussi parmi les prétendants une femme: Fatima Ezzahra Mansouri, ancienne maire de Marrakech. Actuelle présidente du Conseil National, Fatima Zahra Mansouri avait marqué le coup dernièrement en accompagnant  El Omari lors des dernières négociations pour former le gouvernement El Othmani.

    Un technocrate ou un gestionnaire

    Mais après les différents secrétaires généraux qu’a connu le parti, notamment Mohamed Cheikh Biadillah en 2009, Mustapha El Bakouri en 2012 et El Omari en 2016, la relève au sein du PAM devrait être assurée par un profil bien particulier, selon le politologue Aziz Chahir.

    «Il sera question d’un technocrate ou un gestionnaire (low profile) qui aura pour mission de fédérer les diverses tendances au niveau du PAM loin des débats idéologiques acharnés et caractérisés par la violence politique symbolique», avance notre universitaire. Et de conclure: «Si cette tendance se confirme, le PAM devrait, à mon avis, réfléchir à la possibilité à venir de faire office d’allié privilégié du RNI…»

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