Assassinat d’Aït Ljid, le mystère sans fin

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Selon le journal Al Ahdath Al Maghribiya, un juge à Fès a récemment convoqué Abdelali Hamiedine, parlementaire du PJD pour sa présumée implication dans l’affaire Aït Ljid. La défense de Hamiedine dénonce une « instrumentalisation de l’affaire » alors que ce dernier a été plusieurs fois blanchi par la justice.

Le mystère continue de planer sur l’affaire d’Aït Ljid, étudiant gauchiste assassiné au début des années quatre-vingt-dix par des étudiants d’obédience islamistes.

Selon le journal Al Ahdath Al Maghribiya dans sa livraison de ce mercredi, l’avocat de la famille d’Aït Ljid aurait révélé de nouvelles preuves qui pourraient mettre en cause Abdelali Hamieddine, dirigeant du PJD et député de la Chambre des Conseillers, poussant le juge d’instruction de la première chambre de la cour d’appel de Fès a rouvrir le dossier. A cet effet, la même source indique, dans son édition de ce mercredi, que le juge d’instruction a convoqué mardi 19 décembre Abdelali Hamiedine pour une séance d’interrogatoire.

Un rendez-vous au cours duquel le cadre du PJD, président du forum Al Karama, n’assistera pas, indique la même source ajoutant que la séance d’interrogatoire du juge d’instruction a été reportée au 24 janvier prochain.

Pour sa part, la défense de Hamiedine, contactée par H24Info, a affirmé n’avoir reçu aucune convocation de la part du juge, ajoutant que la Justice avait blanchi son client à plusieurs reprises, notamment en 2012 et 2013, de toute implication dans le meurtre du militant de la gauche.

Abdessamad Idrissi, avocat de Hamiedine va même jusqu’à dénoncer «une affaire instrumentalisée et constamment ressassée par les mêmes milieux politico-médiatiques afin de porter atteinte à la réputation du cadre du PJD, alors que ce dossier a été classé au niveau de la justice».