Agression de Sainte-Lucie: Rabat exige des excuses, Alger convoque l’ambassadeur du Maroc

351

Le Maroc a exigé samedi des « excuses » de l’Algérie après la «grave agression» de l’un de ses diplomates lors d’une réunion d’un comité onusien dans les Caraïbes, une «mise en scène» selon Alger qui a convoqué notre ambassadeur.

«Il s’agit d’un incident simplement intolérable, nous demandons des excuses de la partie algérienne», a déclaré à l’AFP Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères.

Photos à l’appui, le ministre avait dénoncé jeudi «l’agression physique» de l’un de nos diplomates par le n°3 du ministère algérien des Affaires étrangères à Sainte-Lucie lors du séminaire régional d’un comité onusien, un «grave» incident qui va «contre tous les usages diplomatiques».

Alger a rejeté ses accusations, évoquant une «piètre mise en scène», et des «informations inventées, (…) mensongères et sans aucun lien avec la réalité».

Restant dans le déni, les autorités algériennes ont remis une couche ce samedi en convoquant l’ambassadeur du Maroc pour protester contre le «harcèlement» dont aurait été victime une diplomate algérienne de la part de responsables marocains lors d’une réunion d’un comité de l’ONU, selon un communiqué officiel.

Ce samedi, les autorités marocaines ont transmis à l’AFP une copie du rapport médical de l’hôpital de Sainte-Lucie où a été évacué le diplomate, indiquant une «trace de coup à la face», de même qu’une copie du rapport du chef de la police locale, faisant un récit circonstancié de l’incident et qui décrit comment le responsable algérien a «frappé avec sa main le visage» du Marocain.

«Contrairement a ce qui a été dit, l’agression est bien réelle, et elle est attestée par un rapport de police, qui n’est pas une plainte. Ce rapport émane du responsable de la sécurité de l’île et est adressé au Premier ministre. Cela confirme l’incident», a commenté M. Bourita.

«Nous attendons que la partie algérienne assume les conséquences de cet acte. Si c’est un cas isolé, il faut le traiter», a souligné le ministre.

«Nous sommes dans un contexte très tendu sur beaucoup de points, il est important de régler cet incident», a insisté le ministre des Affaires étrangères.