Le PJD interpelle Laftit au sujet de la répression du sit-in de Rabat

Suite à al violente dispersion dont ont été victimes des militants des droits de l’Homme et des journalistes lors du sit-in organisé devant le parlement ce samedi à Rabat, des député du PJD ont demandé des explications au ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit.

Des élus du PJD à la chambre des représentants, Nabil Chikhi et et Abdelali Hamieddine, ont adressé une question verbale au ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit au sujet de la répression du sit-in de ce samedi, rapporte le site officiel du PJD.  Il s’agit d' »une demande d’éclaircissement sur ces violences, en accord avec ce qui est stipulé dans la constitution, notamment l’article 22 qui précise que ‘toute personne a le droit de s’associer librement avec d’autres, y compris le droit de constituer des syndicats et d’y adhérer pour la protection de ses intérêts’ et l’article 29  qui précise que ‘sont garanties les libertés de réunion, de rassemblement, de manifestation pacifique, d’association et d’appartenance syndicale et politique. La loi fixe les conditions d’exercice de ces libertés », précise le site internet du parti majoritaire.

Les élus du PJD  s’interrogent sur le nombre de « sit-in pacifiques qui font l’objet d’interventions brutales de la part des forces de l’ordre sans justification juridique réelle », la dernière en date étant la marche en soutien à Silia organisée par ONG féminines le 8 juillet devant le parlement à Rabat. Et de poursuivre que l’intervention brutale des forces de l’ordre « a causé des blessures importantes aux participants, dont des figures connues dans la lutte des droits de l’Homme ».

Les représentants du PJD ont ainsi demandé à établir les responsabilité. « Qui donne l’ordre de réprimer les manifestations ? Quel est l’argument juridique qui justifie la dispersion brutale des participants ? Et quelles sont les actions qui vont être entreprises à l’encontre des responsables derrière ces ordres injustifiés ? ». Autant de question qui n’attendent que la réponse du ministre de l’Intérieur.