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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Avec seulement 13 sièges obtenus aux législatives, le Parti de la justice et du développement (PJD) n’est pas certain de pouvoir constituer un groupe à la Chambre des représentants. Il compte sur une réforme du règlement intérieur.

    Après une décennie passée à la tête du gouvernement, le Parti justice et du développement (PJD) a fait l’objet d’une lourde débâcle le 8 septembre dernier. Aux législatives, la formation de la Lampe a obtenu 13 sièges seulement, contre 125 lors du précédent scrutin. Un nombre qui, au regard de l’actuel règlement intérieur de la Chambre des représentants, ne lui permet pas de constituer un groupe parlementaire.

    Pour y remédier, le parti a soumis lors d’une réunion de son bureau, le 27 septembre dernier, la proposition de s’allier à d’autres partis pour former un groupe à la première chambre. «Nous en avons discuté mais cette possibilité a été rejetée. Nous avons finalement décidé de rester seuls », a indiqué à H24Info, Abdellah Bouanou, député et maire PJD sortant de Meknès.

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    «Pendant le mandat précédent, nous étions dans la majorité et nous avons quand même fait face à beaucoup de contraintes. Cette fois, nous serons dans l’opposition et nous voulons défendre nos idées comme nous le souhaitons », poursuit-il.

    Selon lui, le parti mise sur un changement du règlement intérieur pour faire passer le quorum, de 20 membres actuellement à 12 seulement. Pour ce faire, les députés des partis représentés au Parlement devront se positionner au sujet de cet abaissement du seuil, avant que celui-ci ne soit validé par la Cour constitutionnelle.

    L’USFP est partant 

    S’il n’est pas concerné par cette problématique, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) a défendu l’idée en début de semaine, par la voix de Khaoula Lachgar. La fille du secrétaire général du parti de la rose et membre du conseil national de la formation, invitée de L’info en face, a estimé «personnellement» que «c’est l’une des choses qui devrait se faire» dans le cadre d’une nouvelle réforme du règlement intérieur. Elle a aussi soutenu qu’il fallait permettre au PJD et aux «Marocains qui ont voté pour ce parti» de s’exprimer au Parlement sur des «choses dont il assurait la gestion ».

    Du côté du bureau politique socialiste, le sujet n’est pas encore à l’ordre du jour. « Jusqu’à présent, nous n’avons encore rien décidé dans ce sens. C’est une proposition qui sera certainement discutée lors d’une prochaine réunion du bureau politique », réagit Fatiha Saddas, membre du bureau politique de l’USFP. Selon elle, si une proposition de réforme devait se faire, elle devrait plutôt viser à donner un temps de parole «plus équitable» à l’opposition, défend Saddas.

    « Lors du dernier mandat, on se retrouvait avec des groupes parlementaires qui avaient 1h30 de temps de parole et d’autres avec seulement quatre, cinq ou six minutes, comme nous. Ce n’est pas assez pour faire passer des idées et défendre des positions », regrette-t-elle. Pour ce qui est du PJD, Fatiha Saddas estime que ce n’est pas le «problème» de l’USFP. «Nous avons été opposés à ce parti sur plusieurs sujets dont l’enseignement, le cannabis, l’avortement ou encore les libertés individuelles », rappelle-t-elle

    L’ouverture de la prochaine session parlementaire devrait se faire le 8 octobre prochain, soit le deuxième vendredi du mois. Une rentrée qui s’annonce donc mouvementée pour les frères de Saad-Eddine El Othmani, qui n’ont toujours pas eu le temps de panser leurs blessures… électorales.

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