Ouverture d’une antenne LREM à Dakhla, le Polisario dans tous ses états

Jaoued Boussakouran, porte-parole de La République en Marche au Maghreb et en Afrique de l'Ouest. DR

Depuis l’annonce de la création d’une antenne du parti La République en Marche (LREM) à Dakhla, le Polisario multiplie les sorties médiatiques. Le parti s’abstient de tout commentaire bien que l’on juge ces déclarations «hors contexte».

Le parti du président français Emmanuel Macron, a annoncé la création de deux nouveaux comités au Maroc, à Agadir et Dakhla. L’annonce n’a pas tardé à être commenté par le Front Polisario, dénonçant une «violation flagrante du statut juridique du Sahara».

«Le fait que LREM décrit Dakhla comme une province marocaine est une grave violation du droit du peuple sahraoui à déterminer son avenir et ses aspirations», poursuit le communiqué du Front Polisario repris par les médias algériens.

Des sorties virulentes que le Parti centriste au pouvoir s’est abstenu de commenter. Contacté par nos confrères de Hespress, Jaoued Boussakouran, porte-parole de La République en Marche au Maghreb et en Afrique de l’Ouest, n’a pas souhaité commenter ces déclarations, mais estime «personnellement qu’elles sont hors contexte».

 

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Interrogé sur les rumeurs quant à une future reconnaissance du Sahara marocain par la France après “ce premier pas”, Jaoued Boussakouran a affirmé «ne pas être en mesure d’aborder de telles affaires diplomatiques au nom du mouvement», mais considère qu’il s’agit d’une «question importante et légitime du côté marocain.

Le porte-parole a toutefois souligné que «lui, comme beaucoup d’autres personnalités politiques du parti veulent que la France reconnaît pleinement la souveraineté du Maroc sur le Sahara».

Néanmoins, ces spéculations ont été balayées d’un revers de main par le siège du parti à Paris, affirmant que la création de l’antenne à Dakhla révèle d’une «initiative locale». «Les instances nationales n’ont pas été consultées et il ne s’agit en aucun cas d’un signal ou message politique», affirme-t-on également.