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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    La situation au Sahara a été au centre ce mercredi d’une réunion semestrielle à huis clos du Conseil de sécurité de l’ONU, sur fond de position américaine ambiguë et de rupture de relations entre Rabat et Alger qui soutient le Polisario.

    La situation au Sahara s’est « fortement dégradée » depuis la rupture il y a près d’un an du cessez-le-feu observé depuis 1991, avait relevé récemment dans un rapport le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. « Les accrochages sécuritaires continuent » et « la situation sur le terrain est pire qu’avant », indique un diplomate sous couvert d’anonymat.

    Les Etats-Unis, en charge du dossier à l’ONU, n’ont pas prévu de déclaration au Conseil, ont indiqué des diplomates à l’AFP. En avril, lors de la dernière session, Washington avait essayé de faire approuver un texte demandant « à éviter une escalade ». Mais ce projet avait été refusé par la Chine, l’Inde et des pays africains, craignant qu’il soit mal interprété.

    Le Kenya, comme le Vietnam ou le Mexique, autres membres non permanents actuellement du Conseil de sécurité, entretient des relations diplomatiques avec la pseudo République arabe sahraouie démocratique, non reconnue par une majorité de la communauté internationale.

    Lire aussi: Sahara: Antony Blinken salue la nomination de Staffan de Mistura

    « Les États-Unis sont un acteur important » sur ce dossier et « nous nous attendons à ce que tout le monde travaille de manière constructive maintenant pour y parvenir », a déclaré son homologue irlandaise, Geraldine Byrne Nason, interrogée pour savoir si elle attendait une clarification américaine.

    Joe Biden ne s’est toujours pas prononcé sur la reconnaissance unilatérale – faite peu avant son départ – de Donald Trump d’une souveraineté du Maroc sur l’ensemble du Sahara occidental.

    Le Département d’Etat américain a refusé récemment de répondre sur ce sujet, se bornant à saluer la nomination, après plus de deux ans sans titulaire, d’un nouvel émissaire de l’ONU pour ce conflit, l’Italien Staffan de Mistura, 74 ans, qui prendra ses fonctions le 1er novembre.

    Ce dernier succède à l’ex-président allemand Horst Köhler, démissionnaire en mai 2019 après avoir relancé en Suisse des discussions entre le Maroc et le Front Polisario, en présence de l’Algérie et de la Mauritanie. En août, Alger a cependant rompu ses relations diplomatiques avec Rabat, ce qui n’augure pas d’une reprise prochaine de discussions multilatérales sur le dossier.

    Début octobre, Alger a demandé le retrait de forces marocaines de Guerguerat pour faciliter une relance d’un règlement.

     

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