One Free Press Coalition appelle à la libération d’Omar Radi

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Chaque mois, One Free Press Coalition, publie une liste «des «10 plus urgents» (classés par ordre d’urgence), «attirant l’attention sur les cas les plus urgents de journalistes attaqués pour avoir poursuivi la vérité». À la huitième place, la situation du journaliste et militant Omar Radi est évoquée.

Un regroupement de près de 40 organes de presse, appelé One Free Press Coalition, a publié sa liste mensuelle des cas les plus urgents de journaliste victime «d’injustice». Sur la liste correspondante au mois d’août 2020, apparait le journaliste marocain Omar Radi, actuellement incarcéré et soupçonné de «financements étrangers» et de viol.

One Free Press Coalition, qui compte avec le prestigieux Time, le magazine Forbes ou encore l’agence Reuters, affirme que le journaliste marocain a été emprisonné «après des interrogatoires répétés et des intimidations». «Journaliste pour le site d’information indépendant Le Desk, l’arrestation de Radi intervient après que les autorités l’ont arrêté et interrogé à plusieurs reprises sur une série d’accusations sans rapport avec lui et auraient piraté son téléphone», poursuit la même source.

 

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Pour rappel, le journaliste et militant des droits humains Omar Radi est suspecté de bénéficier de «financements de l’étranger» en lien avec des «services de renseignement», a indiqué un communiqué du procureur général du roi près la cour d’appel de Casablanca.

Omar Radi a nié plus d’une fois sa relation avec tout acte d’espionnage, ajoutant: « S’il y a des preuves qui me condamnent, je dois être arrêté au lieu d’être convoqué à chaque fois », accusant l’État de l’utiliser «afin de se venger d’Amnesty International, de manière immorale». L’ONG avait en effet publié un rapport selon lequel les autorités marocaines utiliseraient un logiciel israélien pour espionne le journaliste.