Nizar Baraka accuse le PJD d’avoir mis à la rue deux millions de jeunes

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Le parti de l’Istiqlal s’est positionné dans l’opposition depuis son dernier Conseil national et les sorties de ses dirigeants deviennent plus critiques à l’égard du gouvernement.
Depuis sa sortie du gouvernement en 2013, le parti de l’Istiqlal n’a jamais été aussi critique à l’égard du gouvernement. Le parti de la balance s’était positionné dans le soutien critique du gouvernement mais les choses ont changé depuis son dernier Conseil national qui a acté un changement de politique optant pour l’opposition.
L’Istiqlal, dirigé par Nizar Baraka, a organisé une réunion à Rabat, mercredi 30 mai, durant laquelle le chef du parti a sévèrement critiqué le bilan économique du gouvernement. Le secrétaire général du parti de la Balance a estimé que «ceux qui gouvernent», en allusion au PJD, n’ont pas proposé de solutions concrètes aux citoyens.
Baraka a accusé les gouvernements Benkirane et El Othmani d’avoir raté les occasions de réformer le pays, mettant ainsi à la rue près de deux millions de jeunes marocains, sans formation ni éducation. Pour le leader istiqlalien, ces jeunes constituent une bombe à retardement car ils s’ajoutent aux chômeurs à cause de la baisse du taux de croissance.
Le SG du parti et président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a exprimé, lors de la même réunion, sa colère car 800.000 enfants ont été privés du programme «Tayssir», en particulier dans les zones rurales. Malgré la faiblesse de ce soutien octroyé aux étudiants, Baraka croit que la non application de cette mesure accentuera l’abandon scolaire.
L’istiqlal a aussi critiqué la complicité du gouvernement avec le monopole de certaines entreprises en libérant les prix sans activer le Conseil de la concurrence.