Najib Boulif désavoue le programme « Intelaka », qu’il considère « Haram »

Le lancement du programme « Intelaka », qui vise à financer les TPE et les jeunes porteurs de projets avec des crédits fixés à des taux allant de 1,75% à 2%, alimente la polémique. Alors qu’Ahmed Raïssouni, président de l’Union internationale des oulémas musulmans (UIOM), l’avait considéré comme légal d’un point de vue religieux, d’autres sont venus le contredire, et parmi eux, l’ancien ministre Najib Boulif. 

L’ancien ministre des Affaires générales et secrétaire général au Transport a réagit à la polémique relative à la « légalité religieuse » du programme Intelaka, une initiative lancée par le roi en janvier dernier, visant à améliorer les conditions d’accès des TPE et des jeunes au financement. Ahmed Raïssouni, président des l’Union internationale des Oulémas musulmans (UIOM), proche des Frères musulmans, avait considéré ces crédits comme « légaux », car ne résultant pas de « politiques commerciales des banques » et engendrant pour elles un « bénéfice dérisoire ».

Dans une réponse sur sa page Facebook, Najib Boulif a ainsi indiqué, texte coranique à l’appui, que « toute riba [ndlr: intérêt perçu sur prêt bancaire est illicite, quelque soit le niveau du taux d’intérêt ». Ajoutant, plus loin, que « les banques participatives sont disponibles » pour combler le déficit en financement dont souffrent ces entreprises.