Mustapha Bakkoury: une colère royale derrière l’interdiction de quitter le territoire ?

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Le président de la région Casablanca-Settat, Mustapha Bakkoury, a été soumis à une interdiction de quitter le territoire national ce mardi 30 mars alors qu’il s’apprêtait à s’envoler pour Dubaï. Derrière cette interdiction, une colère royale sur sa mauvaise gestion de Masen qu’il préside depuis plus de dix ans, mais pas seulement…

Lundi soir à l’aéroport Mohammed V, alors qu’il s’apprêtait à se rendre à Dubaï, aux Emirats arabes unis, l’ancien secrétaire général du PAM, Mustapha Bakkoury, a été empêché d’embarquer.

L’interdiction de quitter le territoire a été signifiée par le ministère public, rapporte le quotidien Assabah dans son édition du mercredi 31 décembre, qui évoque également une «colère royale», contre l’actuel PDG de Masen (Moroccan agency for solar energy).

C’est d’ailleurs sur la gestion de cette agence que Mustapha Bakkoury serait visé par une enquête du ministère public, ouverte il y a de cela trois mois, souligne le quotidien arabophone.

 

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Nommé par le roi en décembre 2009 à la tête de la super-agence, Mustapha Bakkoury aurait fait preuve d’une mauvaise gestion. Des soupçons évoqués d’ailleurs dans un dossier du magazine Economie entreprises dans son dernier numéro de mars et qui titrait «Avis de tempête sur Masen».

Le magazine évoquait notamment «un manque de fluidité des process au niveau managérial», pointant également le fait que «le président de Masen serait beaucoup plus absorbé par la Région de Casablanca et ses grands projets immobiliers, ce qui l’empêcherait de trancher d’autres sujets urgents».

En octobre dernier, une séance de travail dédiée à la stratégie des énergies renouvelables, avait été présidée par le roi Mohammed VI. «Au cours de cette séance, le Souverain a relevé un certain nombre de retards pris dans l’exécution de ce vaste projet et a attiré l’attention sur la nécessité de faire aboutir ce chantier stratégique dans les délais impartis et suivant les meilleures conditions, en agissant avec toute la rigueur requise», rappelle Yabiladi.

La gestion de Masen ne serait pas l’unique reproche fait à cet ingénieur de formation. Une source sécuritaire affirme à Yabiladi qu’outre les dysfonctionnements à Masen, Mustapha Bakkoury «est également soupçonné d’ »intelligence avec un État étranger » qui pourrait être l’Allemagne. Berlin est intéressée par les chantiers d’énergie verte lancés au royaume».