Modèle de développement: la FGD appelle à « des réformes profondes ».

La Fédération de la gauche démocratique (FGD) a plaidé, vendredi, en faveur de « réformes profondes » susceptibles de réaliser la justice sociale dans le cadre du nouveau modèle de développement.

« La vision de la FDG vis-à-vis du nouveau modèle de développement repose sur l’adoption de préludes à même de « sortir le Maroc de la crise complexe qu’il connait », a indiqué à la presse, Nabila Mounib, membre de la Fédération et secrétaire général du Parti socialiste unifié (PSU), peu avant une réunion avec la Commission Spéciale sur le Modèle de Développement (CSMD) que préside Chakib Benmoussa.

Comme prélude à l’élaboration de ce nouveau modèle, il s’agit d’opérer des ruptures et d’engager des réformes profondes qui s’appuient sur le respect des droits de l’homme et les libertés et qui contribuent à l’instauration d’un « climat de confiance et d’éclaircie politique » dans le but de bâtir une société démocratique moderne où se réalise la justice sociale.

Nabila Mounib apporte son soutien à la campagne de boycott

Il faut également tenir compte des volets politique et économique pour jeter les fondements d’un nouveau modèle économique sans pour autant perdre de vue les volets éducatif et culturel avec un accent particulier sur la résolution de la problématique de l’enseignement et de la recherche scientifique, et à propos de laquelle la Fédération dispose de propositions concrètes, a-t-elle fait observer. Après avoir appeler à prendre en considération l’enjeu de l’environnement dans l’élaboration du nouveau modèle de développement,  la cheffe de file de la gauche radicale a relevé que « tous ces apports et volets sont essentiels pour construire un Maroc où est préservée la dignité de tous les Marocains et Marocaines, et amorcer une nouvelle phase de l’édification démocratique et de la justice sociale ».

Outre Nabila Mounib, la FGD qui est une alliance politique de trois partis politiques marocains de gauche, a été représentée lors de cette réunion par le secrétaire général du parti de l’avant-garde démocratique et socialiste (PADS), Ali Boutouala, le membre de ce parti Mohamed Benhida, le secrétaire général du Congrès national ittihadi, Abdessalam Laâziz et Taher Mouhouch, membre de ce parti, ainsi que le membre du Parti socialiste unifié (PSU) Abdellatif El Yousfi.