Mendicité: Abdennabaoui appelle les juges à plus de rigueur contre les exploiteurs d’enfants

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Le président du Ministère public, Mohamed Abdennabaoui, a appelé les juges du Parquet général à plus de rigueur pour l’application des textes de loi coercitifs à l’encontre des personnes qui utilisent les enfants pour mendier. 

Le président du Parquet général qui s’exprimait, mercredi à Rabat, à l’occasion du lancement du Plan d’action national pour la lutte contre l’exploitation des enfants à des fins de mendicité, mercredi à Rabat, a sommé les parquets généraux à redoubler d’efforts en termes d’application des mesures coercitives contre la mendicité des enfants.

Tout en les appelant à adhérer pleinement au Plan national visant à éradiquer le phénomène, il n’a pas caché «son optimisme quant rôle que pourrait jouer la justice dans un futur proche en termes de lutte contre ce détestable phénomène», rapporte Al Massae dans son édition du vendredi 06 décembre.

Abdenabaoui, pour qui «la protection judiciaire n’est qu’un aspect parmi d’autres de la protection des enfants», a assuré que «la présidence du Parquet général ambitionne de réaliser une coordination entre la politique pénale et les autres politiques publiques visant à préserver et protéger l’enfance».

Selon lui, «la réalisation de cet objectif fait partie des finalités principales de la politique nationale engagée par l’Etat depuis qu’il a ratifié la Convention internationale relative aux droits de l’enfant».

 

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Pour sa part, la ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social, Jamila El Moussali, a affirmé que «le Plan d’action national vise à renforcer les efforts consentis par les différents secteurs gouvernementaux et la société civile pour améliorer la situation de l’enfance et sa protection.»

A noter que le Plan d’action, dont le coup d’envoi a été donné, repose sur neuf axes qui prennent en considération le parcours de l’enfant au sein du système de protection dès le signalement de l’enfant par la police judiciaire en passant par la protection judiciaire appropriée, puis la prise en charge médicale, clinique et psychologique urgente selon la situation de chaque enfant.

Il s’agit ensuite de réinsérer l’enfant dans sa famille, l’accompagner et le faire bénéficier des programmes de soutien social disponibles soit par le biais du Fonds d’appui à la cohésion sociale ou du Fonds Takaful de la famille, ou par l’accueil de l’enfant dans une institution de protection sociale si son intérêt l’exige.