Les médecins menacent de boycotter les prochaines élections de l’Ordre national

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La protestation des syndicats médicaux ne s’essouffle pas. Le public et le privé s’unissent pour rejeter d’une même voix les prochaines élections de l’Ordre national, menaçant même de les boycotter.
Les représentants des professionnels, rejoints par l’Association nationale des cliniques privées et le syndicat de l’enseignement supérieur, appellent à un report de ces élections. Leurs revendications pointent en premier lieu la loi 12.08 régissant l’Ordre des médecins, dont ils considèrent le texte «dépassé et ne répondant plus aux attentes des citoyens, des médecins ainsi que du système de santé dans le pays», peut-on lire dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion, le 30 novembre dernier.
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Selon la corporation, la version actuelle du texte «ne permettra pas à l’instance nationale de jouer pleinement son rôle et de contrôler le respect des règles déontologiques et l’exercice sain de la profession». Ils réclament ainsi une réforme des statuts des électeurs, dénonçant «l’influence de lobbies au sein de l’Ordre national».
L’un des amendements du communiqué consiste à revenir sur les conditions du droit de vote au sein de l’Ordre national, à savoir que «seuls les médecins inscrits à l’Ordre national et ayant payé la totalité des cotisations annuelles» ont le droit de voter. Les syndicats dénoncent alors «un faible taux de cotisation, estimé à 35%». Autre contrainte : chaque membre doit être élu par ses confrères de même spécialité.
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Une conférence de presse est prévue ce jeudi 6 décembre afin d’informer l’opinion publique et l’ensemble des médecins au sujet des revendications et des prochaines actions des syndicats qui appellent à un sit-in de protestation le 9 décembre prochain devant l’Ordre national des médecins. Ils envisagent aussi d’organiser une réunion avec le chef de gouvernement.