Maroc-ONU: lancement de la 2e phase du projet d’évaluation des politiques publiques

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La deuxième phase du projet d’harmonisation et d’évaluation des politiques publiques entre le Maroc et l’Organisation des Nations unies (ONU) a été lancée, jeudi 5 octobre à Rabat, pour un budget global d’environ 1,54 million de dollars.

À cet effet, un accord de partenariat a été signé par le ministre des Affaires générales et de la gouvernance, Lahcen Daoudi, le Coordinateur résident de l’ONU au Maroc, Philippe Poinsot, la Représentante résidente adjointe du PNUD au Maroc, Ayshanie Medagangoda-Labé, la Représentante de l’UNICEF au Maroc, Regina De Dominicis, la Représentante du Bureau multipays de l’ONU Femmes au Maghreb, Leila Rhioui et le représentant de l’OMS au Maroc par intérim, Jaouad Mahjour.

Ce programme s’assigne pour objectifs de mettre en place des dispositifs institutionnels de coordination et d’évaluation des politiques publiques, d’appuyer la convergence des politiques publiques dans les domaines prioritaires (protection sociale, déterminants sociaux de la santé) et d’accompagner le suivi et l’évaluation des politiques publiques pour une meilleure convergence et performance de l’action publique.

Intervenant à cette occasion, Daoudi a souligné que le Maroc, qui mobilise des investissements importants, manque de coordination et de cohérence dans ses politiques publiques, ajoutant que la 2e phase de ce projet permettra au Royaume de mettre en place un tableau de bord devant lui permettre de suivre l’état d’avancement des projets interministériels.

La convergence des politiques publiques va permettre au Maroc de rationaliser ses dépenses et d’améliorer la qualité des services publics. Ce programme, qui s’étale sur la période 2017-2021, s’inscrit dans le cadre de l’appui à l’engagement du Maroc dans la mise en œuvre de l’agenda de développement 2030.

De son côté, Poinsot a indiqué que ce programme vise à harmoniser les systèmes d’information des différents départements ministériels et des collectivités territoriales en vue de traiter les questions transversales, notamment la protection sociale et les déterminants de santé.

Il a fait état, en ce sens, de la détermination du Royaume à perfectionner les questions liées à la cohérence de la politique publique, rappelant que la démarche intersectorielle en faveur de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, mise en place durant la première phase de ce programme, a engendré une prise de conscience chez l’ensemble des acteurs institutionnels.