Vidéo. Fizazi: quand la « 4ème épouse » se dévoile

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Une jeune fille de 19 ans accuse le cheikh salafiste Mohamed Fizazi de l’avoir épousé sans acte de mariage, avant de la répudier après une relation de cinq mois. L’ancien détenu salafiste a aussi sa version des faits.

Elle s’appelle Hanane et a à peine 19 ans. Il y a quelques jours, elle appelle nos confrères du site d’information kifach.com, se présentant comme ex-épouse du salafiste Mohamed Fizazi. La jeune fille explique qu’elle s’était engagée avec le cheikh dans un mariage par la « Fatiha », sans acte, après avoir fait sa connaissance sur Facebook.

Selon Hanane, Fizazi est venu demander sa main à Casablanca après une semaine de discussion sur Facebook. « Après avoir rendu visite à ma famille, je l’ai accompagné à Tanger avec ma mère. Mais quand j’ai mis les pieds dans la maison conjugale tant promise, j’ai découvert qu’il s’agissait du bureau d’une association, avec comme seul meuble un lit », raconte Hanane.

Elle poursuit: « Il venait passer une heure par jour avec moi, mais jamais la nuit. Et quand je lui demandais d’officialiser notre relation par un acte de mariage, il refusait me qualifiant de stupide et débile ».

La fille aurait également avorté un enfant du Cheikh et prétend qu’elle était victime de violence et de menace par une bande de jeunes qui l’ont kidnappé, déshabillé, puis pris en photo et menacé de publier ses images si elle ne quitte pas Tanger. « Quand je lui ai demandé de déposer une plainte à la police, il a refusé et m’a dit qu’il est une personnalité publique et qu’il ne veut pas salir son image. Après, il a décidé de divorcer avant d’appeler mon frère pour qu’il me ramène de Tanger »

La version de Fizazi

Pour sa part, Mohamed Fizazi avoue s’être présenté pour se fiancer avec la fille avant qu’il ne découvre qu’elle serait impliquée dans un réseau de prostitution. « C’est une femme divorcée de Sabt Gzoula (Région de Safi). Nous avions effectué toutes les procédures juridiques chez l’avocat pour l’acte de mariage », réagit Fizazi,

Il ajoute qu’il avait fait venir avec lui la jeune femme à Tanger et qu’elle vivait avec sa troisième femme, une Palestinienne.

« Il n’y a pas eu de consommation de mariage en l’absence de l’acte », se défend-il, avançant qu’il a découvert que Hanane est membre d’un réseau de prostitution.

« Un jour, elle est sortie à 11h du soir, ensuite elle m’a appelé à 1h du matin pour me dire qu’elle a été kidnappée, et qu’elle est en route dans un taxi, me demandant de sortir l’attendre », raconte l’ancien détenu salafiste.

« Je suis sorti avec ma femme palestinienne.  Hanane portait une Aâbaya, pieds nus, cheveux décoiffés et avait l’air effrayée, nous avons compris par la suite qu’elle était sortie elle-même rejoindre ses agresseurs, avant qu’ils ne passent à l’acte ».

Mohamed Fizazi reconnait avoir cru au début qu’elle était victime, avant de découvrir le contraire: « En consultant son téléphone, j’ai découvert qu’elle avait des relations (…). Elle était en niqab avec moi, nue dans d’autres endroits », affirme Mohamed Fizazi.