Vidéo. #Mamgajinch, des acteurs de la société civile dénoncent le service militaire obligatoire

Des activistes marocains ont annoncé, dans une pétition publiée sur Facebook, leur refus du service militaire obligatoire, qui a récemment été adopté par le conseil des ministres. Les détails. 
Initiée par le « Collectif marocain contre le service militaire obligatoire« , cette pétition a été publiée sur Facebook par des activistes anti-service militaire obligatoire et signée par des figures de la société civile et des droits de l’Homme.
Parmi les signataires du communiqué figurent l’Observatoire amazigh des droits et libertés, le Forum de la modernité et de la démocratie, la Jeunesse du parti de la Voie démocratique, l’Observatoire marocain des droits de l’Homme et l’Initiative culturelle Hardzazate.
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Ils affirment que les objectifs du service militaire obligatoire ciblant les jeunes marocains âgés entre 19 et 25 ans ne sont pas clairs.

تصريحي لقناة الغد الإخبارية حول سبب رفض الخدمة العسكرية الإجبارية .. في تصريحي تطرقت لأمور أخرى أهمها أن هذا القرار جاء…

Publiée par Abdellah Eid Nizar sur Dimanche 26 août 2018

Les auteurs de la pétition anti-service militaire obligatoire ont ainsi appelé le gouvernement à retirer cette loi et se concentrer sur d’autres projets plus prioritaires, tels que l’enseignement, la santé et l’emploi.
Le collectif présente quatre raisons derrière son rejet de cette loi. D’abord, la rapidité législative avec laquelle a été traitée la loi 44.18, contrairement à d’autres loi plus importantes toujours en attente. Il a par ailleurs souligné que le service militaire ne figurait dans aucun des programmes électoraux votés par le Parlement.
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Aussi, le refus de cette loi repose sur l’absence de concertation avec la catégorie des citoyens ciblés, ce qui, selon le communiqué, est contre les principes de la constitution qui insiste sur la démocratie participative comme base de la pratique politique. Enfin, le communiqué avance la priorité à l’enseignement, l’emploi et la santé et le coût faramineux que doit débourser l’Etat chaque année, estimé à environ 300 millions de dirhams.