Malgré une amélioration du niveau de vie, la moitié des Marocains se perçoivent pauvres

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Le niveau de vie des Marocains a augmenté en moyenne de 2,2% par an entre 2012 et 2017 (3,5% en milieu rural contre 1,2% en milieu urbain). Ce sont les conclusions que tire le quotidien L’Économiste dans sa livraison du 3 janvier 2019, à la suite de la publication du rapport « Indicateurs de suivi du développement humain: niveau et tendance à l’échelle nationale et régionale 2012-2017 » de l’ONDH le jeudi 27 décembre dernier à Rabat.

Malgré des déficits qui perdurent particulièrement dans les domaines de la scolarité et de la santé, l’ONDH enregistre une baisse significative du taux de pauvreté absolue, passant de 7,1% en 2012 à 1,4% en 2017 (pauvreté relative: 21,4% en 2012 et 19,7% en 2017). Idem pour le taux de vulnérabilité calculé à 15,7% en 2012 et 9% en 2017.

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Dans les résultats de 2017 communiqués par l’ONDH, on note une amélioration pour les taux de couverture de différents services de base comme l’électricité en milieu rural (97,1%), l’accès à l’eau potable au niveau national (77,1%) et l’accès aux « fosses septiques, puits ou latrines » en milieu rural (83%).

Malgré ces bons résultats, 50,1% des ménages marocains « se considèrent subjectivement pauvres », rapporte l’ONDH, ce niveau étant plus important que celui enregistré en 2012 (46,6%). Le sentiment est plus fort en milieu rural avec un taux de 65,4% contre 42,6% en milieu urbain.

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L’éducation et la santé restent les secteurs dont les taux d’amélioration peinent à décoller. Pour exemple, le taux de ménages ayant accès à une école primaire n’a augmenté que d’un point, passant de 75,1% à 76,1%. Autre lacune: seulement 56% des ménages ont accès à un centre de santé à moins de 5 km de leur domicile. Ces faibles taux ont des conséquences directes sur le stock du capital humain.