Malgré l’opposition du Polisario, le vol Dakhla-Paris inauguré

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Ynja Khattat, président de la région Dakhla-Oued Eddahab Abderrafie Zouitene, DG de l’ONMT, et Lamine Benomar, wali de la région Dakhla-Oued Eddahab region. Crédit: DR

Le mouvement séparatiste a réclamé, il y a quelques jours, l’interdiction de la nouvelle ligne aérienne de Transavia et 400.000 euros de dommages et intérêts. Une action qui était vouée à l’échec.

Malgré l’action en justice intentée par le Front Polisario, l’inauguration de la ligne aérienne entre Paris-Orly et Dakhla de la compagnie Transavia a bel et bien eu lieu jeudi 26 octobre. Pour rappel, le mouvement séparatiste a réclamé, il y a quelques jours, l’interdiction de la nouvelle ligne aérienne et 400.000 euros de dommages et intérêts. Raison de la plainte: l’accord signé entre la filiale low-cost d’Air France et le Maroc viole les engagements de l’Union européenne.

Cette action était déjà vouée à l’échec. « La procédure ne pourra faire annuler le lancement de la ligne, mais nous voulons rappeler que la compagnie viole le droit tel qu’il a été dit par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE, ndlr) dans son arrêt du 21 décembre 2016 », avait précisé au site Tourmag l’avocat français du Front Polisario, précisé Gilles Devers. L’arrêt en question stipule que la CJUE distingue le Maroc du « Sahara occidental » et y interdit toute activité économique sans accord avec toutes les entités.

De son côté, Air France avait indiqué avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires.