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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    A la fois ministre de la Santé et maire de Casablanca, Nabila Rmili est vivement critiquée pour cette double casquette. Plusieurs appels sur les réseaux sociaux réclament même sa démission immédiate de l’un des deux postes.

    Le 20 septembre, Nabila Rmili candidate du RNI, a été élue première femme maire de Casablanca. A peine couronnée à la tête du Conseil de la ville de la métropole casablancaise, Rmili se voit attribuer le portefeuille de la Santé et de la Protection Sociale, dans le nouveau gouvernement d’Aziz Akhannouch.

    Les internautes sont enthousiastes au lendemain de son élection et se félicitent d’avoir une première femme maire de la capitale économique. Mais la joie est de courte durée sitôt connue sa nomination de ministre de la Santé.

    Rmili se retrouve au centre d’une polémique autour du cumul de mandats. Un cumul qu’elle n’est d’ailleurs pas la seule à assumer au sein du gouvernement de Aziz Akhannouch, maire également de la ville d’Agadir.

    La consternation a vite laissé place à des appels à la démission de Nabila Rmili. Contacté par nos soins, Nabila Rmili est restée injoignable. Sur le groupe Save Casablanca, qui regroupe près de 300.000 membres, les publications fusent, dénonçant  à l’unisson l’impossibilité d’assurer de si lourdes missions en même temps.

     

     

    Contacté par H24 Info, Mouna Hachim, écrivaine et fondatrice du groupe Save Casablanca nous explique qu’il «ne s’agit pas d’une campagne visant une personne, mais plutôt d’une réaction citoyenne face au cumul aberrant de mandats gigantesques, à savoir maire de la capitale économique et ministre de la Santé», soutient-elle.

    «Lors de son élection à la tête de Casablanca, il y a eu un grand engouement, manifesté d’ailleurs sur plusieurs postes sur notre groupe. Mais plusieurs ont changé leurs positions une fois Rmili nommée au sein du nouveau gouvernement», indique Mouna Hachim.

    «Personnellement je ne mets pas en doute ses compétences humaines et professionnelles pour diriger la ville, ni ses aptitudes à être ministre. Mais ces compétences ne peuvent pas être dispersées. Nous parlons bien de deux chantiers énormes qui exigent un engagement à plein temps», nous confie-t-elle.

    En effet, «le travail qui attend Nabila Rmili est colossal à Casablanca et y ajouter une autre mission d’un même gabarit c’est essayer de nous faire croire à une héroïne fantastique aux pouvoirs surnaturels, qui aurait un pied à Casablanca et un autre à Rabat», estime notre interlocutrice.

    Absurde et insultant !

    Du même avis, Abdullah Abaâkil (PSU), élu au conseil de la ville de Casablanca, nous interpelle pour sa part sur le vide juridique, permettant le cumul des mandats. «C’est absurde et très insultant pour ceux qui sont attachés au travail local», dénonce t-il.

    De plus, «cela posera un véritable problème lorsque les citoyens s’apercevront que leur maire n’est pas disponible sur place», explique-t-il, estimant qu’il «faudra faire un choix, mais aussi faire appel à l’éthique et avoir un minimum de respect envers les citoyens».

     

    Lire aussi: Gouvernement: ces nouveaux ministres aux fonctions multiples

     

    A cet effet, une pétition a même été lancée appelant à la démission de Nadia Rmili. L’appel qui a récolté quelques signatures, aurait été lancé par un membre Parti Socialiste Unifié (PSU). Néanmoins, «les critiques ne doivent pas être assimilées à des campagnes partisanes et politisées, mais plutôt à des voix citoyennes libres ayant subi des années de mauvaise gestion de la ville et qui ont placé tous leurs espoirs dans ces élections, dans l’espoir de voir une personne sur le terrain et à l’écoute de leurs doléances», conclut Mouna Hachim.

     

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