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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Les téléphones d’au moins cinq ministres français et un diplomate rattaché à l’Elysée ont été infectés par le logiciel espion Pegasus, selon le site français Mediapart, une information confirmée vendredi à l’AFP par deux sources proches du dossier.

    Les ministres concernés sont Jean-Michel Blanquer (éducation), Jacqueline Gourault (cohésion des territoires, dépendant du ministère de l’Intérieur), Julien Denormandie (agriculture depuis juillet 2020, Ville et Logement auparavant), Emmanuelle Wargon (Logement, Transition écologique auparavant), Sébastien Lecornu (Outre-mer).

    Un diplomate de la cellule diplomatique du Palais de l’Elysée, travaillant avec le président Emmanuel Macron sur les sujets internationaux, est également concerné.

    Les téléphones ont été infectés en 2019 et 2020 et ont présenté des marqueurs d’infection par le logiciel espion commercialisé par la société israélienne NSO, lors de leur examen par les services de sécurité français, selon Mediapart.

    Aucune source officielle sollicitée par l’AFP n’a commenté ces informations. Mais deux sources proches du dossier ayant requis l’anonymat ont confirmé à l’AFP la véracité de ces informations.

    « Mon téléphone a fait partie de ceux qui ont été regardés par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, moi je n’ai pas encore de retour de l’enquête donc je ne peux rien confirmer à ce stade », a commenté au site du journal L’Opinion Mme Wargon, qui a précisé avoir changé de téléphone.

     

    Lire aussi: Vidéo. Pegasus: «Amnesty et Forbidden Stories incapables de fournir des preuves»

     

    « La ministre n’est pas dépositaire de secrets d’État donc on ne voit pas trop l’utilité de l’avoir écoutée », a déclaré par ailleurs son cabinet à l’AFP.

    Une enquête publiée à partir du 18 juillet par un consortium de 17 médias internationaux a révélé que le logiciel Pegasus, conçu par l’entreprise israélienne NSO Group, aurait permis d’espionner les numéros d’au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains ou encore 65 chefs d’entreprise de différents pays.

    Ce travail journalistique se fonde sur une liste de 50.000 numéros de téléphone sélectionnés par les clients de NSO depuis 2016, obtenue par l’organisation Forbidden Stories et Amnesty International.

    Plusieurs plaintes ont été déposées en France par des personnes se disant victimes du logiciel.

    Le Maroc a été accusé d’avoir eu recours au logiciel, ce que Rabat a démenti, parlant d' »allégations mensongères et infondées » et enclenchant plusieurs procédures judiciaires en France, en Espagne et en Allemagne. Dans une sortie médiatique le ministre marocain des Affaires étrangères a qualifié ces accusations « de pures supputations », fomentées par des parties « ulcérées » par les succès du Maroc.

    « Le Maroc aussi a choisi de faire confiance à la justice, en interne et à l’international. Toute personne ou organisme portant des accusations contre le Maroc, devra en produire la preuve, ou assumer sa dénonciation calomnieuse, devant la justice », avait souligné le ministre.

    En juillet dernier, l’avocat du royaume du Maroc en France, Me Olivier Baratelli, a fait remettre «quatre citations directes en diffamation» visant le quotidien Le Monde et son directeur Jérôme Fenoglio, le site d’information et d’investigation Mediapart et son patron Edwy Plenel, et Radio France. Une première audience procédurale est prévue le 15 octobre devant la chambre spécialisée en droit de la presse, mais si un procès se tenait, il ne devrait pas avoir lieu avant environ deux ans.

    De son côté, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, avait déposé une plainte en « dénonciation calomnieuse » à l’encontre de Mediapart et de son directeur de publication Edwy Plenel. Cette plainte ne pourra toutefois pas être examinée immédiatement par la justice française, mais seulement au terme de l’enquête ouverte le 20 juillet par le parquet de Paris.

    Le 5 août dernier, Maître Olivier Baratelli a également saisi les justices allemande et espagnole sur ce dossier. En effet, le Maroc, représenté par son ambassadeur à Berlin, Mme Zohour Alaoui, a déposé en Allemagne, une demande d’injonction à l’encontre de la société d’édition de journaux « Süddeutsche Zeitung GmbH », pour «allégations mensongères dans le cadre d’un reportage sur l’utilisation présumée du logiciel espion Pegasus par le Royaume du Maroc».

    Amnesty et Forbidden Stories «n’ont rien sorti, ils ont les poings dans les poches crevées», a souligné Me Baratelli, affirmant que cette «situation ubuesque» a démontré que cette affaire n’est qu’une «supercherie», avait alors souligné l’avocat du royaume dans une interview à C News.

     

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