Livre noir sur Casablanca: « Personne ne pourra dire qu’il ne savait pas » (Save Casablanca)

Le groupe citoyen Save Casablanca vient de publier « Le livre noir de la ville blanche », un recueil de 258 pages sur les doléances urbaines des Casablancais. 

Créé sur Facebook en 2013 par l’écrivain Mouna Hachim, le groupe citoyen « Save Casablanca » se donne pour mission de relayer quotidiennement les dysfonctionnements de de la capitale économique. Retard dans les grands chantiers, gestion des déchets chaotique, occupation illégale de l’espace public… Depuis sept ans, les thématiques sont nombreuses et éparses.

Pour une meilleure diffusion du message global, et optimiser les recherches de solutions, Mouna Hachim a « décidé de regrouper les principaux griefs émis dans le groupe Save Casablanca », et ce « afin de les faire parvenir via un fichier PDF aux médias, au large public et à qui de droit ». Résultat? Un recueil de 258 pages, divisé en neuf parties. Intitulé Le livre noir de la ville blanche, le recueil récapitule ainsi les doléances des membres du groupe de manière structurée et justifiée.

« C’est une sorte de résumé de toutes les distorsions que connaît la ville, motivé par des arguments et des photos », étaye Ahmed Hamid Chitachni, confondateur du groupe, contacté par nos soins. Grâce à ce recueil, « personne ne pourra dire qu’il ne savait pas », renchérit le spécialiste en sociologie urbaine.

 

Lire aussi : « Save Casablanca »: Des lanceurs d’alerte qui ne lâchent rien

 

Le but de ce « travail factuel et sans langue de bois » est d’aller plus loin que les limites digitales du groupe Facebook en « avisant tous les médias, même lointains, ainsi que la presse écrite, et essayer de toucher les gens en dehors du groupe ». Et d’ajouter: « Nous espérons que ça va faire réagir les responsables. Par cette diffusion de masse, nous comptons toucher tous les centres de décisions, pas uniquement au niveau local ».

Enfin, l’ouvrage ne se veut pas exhaustif. « Des chapitres auraient pu être réservés aux infrastructures sociales de base mais aussi aux besoins en matière de culture, de sport et de loisirs… A ce titre, et dès l’annonce de la réalisation de ce document, un des membres du groupe s’était interrogé avec ironie: «En combien de tomes?» », mentionne Mouna Hachim dans l’introduction qui rappelle en même temps que Save Casablanca n’est « ni contre les politiques ni ne veut se substituer à eux ».