L'image du jour. Casablanca: un célèbre graffiti recouvert de peinture blanche

à 19:15
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Au matin du vendredi 7 décembre, un célèbre graffiti de la ville blanche situé au centre ville et représentant une petite fille se bouchant les oreilles au-dessus d'un essaim d'immeubles, s'est vu enduit d'une couche de peinture blanche, afin de masquer le dessin.

C'est Salah Malouli, directeur artistique pour les festival Jidar - Toiles de rue et Sbagha Bagha, qui a partagé une photo des peintres en pleine action sur son mur Facebook, sous la légende poétique et significative "Daba nit, Janazat 7it" (A cet instant précis, on enterre un mur).

En ajoutant "Francesco Giorgino sorry my friend", il rend hommage à l'auteur de l'oeuvre, artiste italien surnommé Millo et reconnaissable à ses peintures murales à grande échelle mettant en scène des habitants à la découverte de leur environnement urbain, sur fond de lignes noires et blanches simples parsemées de touches de couleurs.

L'art rattrapé par la loi, l'auteur de la publication s'est montré compréhensif vis-à-vis des autorités à l'origine de cet "enterrement mural", reconnaissant en commentaire: "(...)nous, ainsi que l'artiste, comprenons leur choix et le respectons, c'est juste triste pour nous, c'est tout. C'est leur droit le plus légitime de disposer de leur mur comme ils le veulent. C'est juste triste qu'ils ne réalisent pas que ce n'est pas juste un mur mais qu'il y a beaucoup plus de choses derrière... mais bon, c est le jeu aussi comme dit Millo."

De nombreux internautes ont quant à eux témoigné de leur indignation face à cet ensevelissement d'une oeuvre urbaine qui était devenu symbole dans Casablanca.