L’extradition au Maroc des migrants subsahariens dénoncée en Espagne

à 20:00

Les conservateurs, au pouvoir en Espagne, ont adopté plusieurs lois décriées par les défenseurs des droits de l'homme, qui parlent d'un "jour sombre" pour le pays avec des atteintes selon eux au droit d'asile.

Journée sombre
"C'est une journée sombre pour l'Espagne", a déclaré Amnesty International dans un communiqué.

Le ministre de l'intérieur Jorge Fernandez Diaz a défendu le droit "fondamental" de l'Espagne "de protéger ses frontières", assurant que ces refoulements respecteraient les conventions internationales.  
D'autres amendes allant jusqu'à 30.000 euros pourront aussi être dressées en cas de "désordres à l'aide de mobilier urbain, véhicules, conteneur...", ou lors de manifestations visant à faire obstacle à l'action de la justice comme lors d'expulsions de logements de personnes surendettées.

Des amendes de 600 euros seront possibles en cas de "manque de respect à un policier".
On partira du principe que "la version des faits rapportée par les agents de police est véridique et exacte", dénonce l'ONG Amnesty international.

Ces réformes interviennent alors que le Parti populaire au pouvoir est tiraillé entre modérés de centre-droite, trouvant le gouvernement trop dur, et conservateurs se sentant trahis par l'abandon de réformes comme celle visant à interdire l'avortement, sauf cas exceptionnels. 

Un autre volet touche à la liberté de la presse, selon les ONG car, "l'usage non autorisé" d'images ou de données de forces de l'ordre, pouvant les "mettre en danger" sera passible d'amendes allant jusqu'à 30.000 euros.

L'ONG de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch a aussi dénoncé la loi de sécurité citoyenne, qui "restreint les droits fondamentaux".

Greenpeace, qui affectionne le déploiement de messages et drapeaux sur les bâtiments publics, a également protesté contre une législation "attaquant les manifestations pacifiques de la société civile". "Le gouvernement préfère la répression au dialogue", a dénoncé Miguel Angel Soto, son porte-parole en Espagne.

Cette législation intervient alors que les manifestations, la plupart du temps pacifiques, se sont multipliées en Espagne depuis trois ans, contre l'austérité imposée par le gouvernement ou pour dénoncer la corruption.