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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Etablies depuis la fin du premier confinement, les mesures sanitaires concernant les restaurants-bars sont jugées « injustifiés ». Les professionnels manifestent une certaine lassitude, ne comprenant pas leur utilité sanitaire. 

    La saison estivale entamée, les espaces de loisirs et de détente tels que les plages privées ou les terrasses animées attirent de plus en plus la clientèle. Les piscines ont en effet été rouvertes au public début de ce mois. En contexte pandémique, les mesures sanitaires restent de mise pour éviter une recrudescence des cas alors que la campagne de vaccination est en cours dans notre pays.

    Parmi elles, certaines sont jugées « infondées » et « injustifiées » par les restaurateurs à débit d’alcool. Ces derniers doivent respecter des mesures implicites imposées par les moqqadem et cheikh des communes, comme le fait de maintenir un niveau relativement bas de musique, idem pour le son des matchs de football, ou encore le fait de garder le couvert à table même lorsque les clients ont terminé de manger (pour prouver que l’alcool est accompagné de plats comme il est exigé).

    « L’état d’urgence sanitaire donne pouvoir aux autorités locales pour décider de certaines mesures en dehors des textes réglementaires, et c’est valable pour tous les secteurs », rappelle un représentant syndical des métiers de restauration. Toutefois, notre interlocuteur qui préfère garder l’anonymat juge ces mesures précitées « injustifiables par rapport à la pandémie », et n’ayant « aucun fondement sanitaire ». « Ce qui est raisonnable, c’est la distanciation sociale », souligne-t-il.

     

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    Une distanciation sociale qui est de moins en moins respectée, comme nous le confirme un ancien manager de boite de nuit sur la côte casablancaise qui connaît bien le milieu et ses problématiques. « Les gestes barrières sont de moins en moins respectés par les établissements et les clients; le port de la bavette, la capacité d’accueil limitée à 50% sont négligés », abonde-t-il.

    Ce constat est d’autant plus édifiant pour les établissements de la ville blanche, de sa corniche ou encore de Dar Bouazza. Il y a une dizaine de jours, un grand nom du secteur s’est vu retirer sa licence d’alcool pendant une semaine après avoir été surpris « la musique à fond et les gens dansant autour des tables », confie notre interlocuteur qui explique que ces mesures visent à empêcher les gens de « s’ambiancer » et éviter des moments de proximité sociale.

    Les propriétaires des restaurants-bars sont donc sur le qui-vive, jouant à « cache-cache » avec les autorités pour éviter le retrait temporaire de leur licence d’alcool, tout en tenant à satisfaire au mieux leur clientèle avec un service le moins contraignant possible.

     

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    Et ils ne sont pas tous logés à la même enseigne. Certaines structures peuvent se permettre d’offrir des tapas gratuites à leurs clients pour accompagner leurs verres, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. « On perd des clients à imposer la consommation de plats, beaucoup ne souhaitent pas manger et le prennent mal », soulève le professionnel.

    Le responsable syndical rappelle que de nombreux établissements ont du fermer leurs portes à force de cumuler des retraits de licence temporaires. Par ailleurs, un établissement restant fermé plus de six mois se voit retirer définitivement sa licence d’alcool.

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