Les plages conseillées et celles à éviter cet été

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Selon le dernier rapport du ministère de l’Energie, établi par le Laboratoire national des études et de surveillance de la pollution (LNESP), 87,68% des plages marocaines sont conformes aux normes de propreté des eaux de baignade. 

Cent soixante-quinze (175) plages, réparties sur 9 régions côtières, ont fait l’objet de cette surveillance, lit-on dans le rapport national, classées selon quatre catégories de qualité: «Excellente», «Bonne» et «Suffisante», qui sont conformes à la baignade et la catégorie «Insuffisante», non conforme à la baignade. Dans le détail, 42,42% des stations sont d’une qualité excellente, 28,67% bonne, 16,59% suffisante et 12,32% insuffisante.

L’élaboration des profils des eaux de baignade a démarré depuis l’année 2013 selon une démarche volontariste en concertation avec certains gestionnaires des plages, puis renforcée avec l’adoption de la nouvelle Norme Marocaine NM 03.7.199 à partir de 2014. Au total, 144 profils des eaux de baignade ont été réalisés jusqu’à 2019, dont 17 ont fait
l’objet d’une actualisation selon les exigences de la nouvelle norme.

Sur les 461 stations de prélèvements, seules 422 ont fait l’objet d’un nombre suffisant de prélèvements pour le classement, ainsi 370 stations (soit 87,68%) ont été déclarées de qualité microbiologique conforme aux exigences de la nouvelle Norme Marocaine NM 03.7.199. Parmi celles-ci, on retrouve notamment les plages de Boujdour,Tarouma, El Ouatia et Imssouane dans le sud, ou encore l’une des plages d’Aïn Diab et Lalla Meryem à Casablanca, ainsi que Mehdia. Dans le nord, les plages d’Asilah, Tres Piedras, Sania Torres, Martil, Miami Nadir et Souani sont également conformes aux normes exigées.

A l’inverse, 52 stations de surveillance ont été déclarées non conformes à la baignade, selon la nouvelle Norme NM 03.7.199, et sont réparties sur 6 régions administratives. On cite notamment une plage à Agadir, les plages de Chahdia et Petit Zenata vers Casablanca, celles de Rabat et Salé, celles de Jbila (III), Azla, Sabadilla et Quemado, ainsi qu’une plage à Saïdia.

Les 52 stations (soit 12,32%), déclarées non conformes pour la baignade, subissent l’influence des rejets d’eaux usées et/ou une forte concentration de baigneurs, conjuguées à l’insuffisance des infrastructures d’hygiène et aussi aux changements climatiques et particulièrement en ce qui concerne les apports en eaux pluviales parfois polluées, qui rejoignent directement les plages par le biais des cours d’eau.

Pour rappel, les eaux de baignade des plages intégrées dans ce programme ont fait l’objet de surveillance du mois de mai au mois de septembre 2019, avec une campagne de référence durant les mois de février/mars 2020. La fréquence de prélèvement est bimensuelle durant la saison balnéaire. Les sites de surveillance sont choisis en fonction de l’importance de la fréquentation, de la nature des lieux (relief, forme du rivage…) et des risques potentiels de pollution (rejets des eaux usées, embouchures de rivières, ports, etc).