Les enseignants contractuels annoncent un nouveau débrayage de 48h

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Quelques jours après sa rencontre avec le ministre de l’Education nationale, Said Amzazi, la Coordination nationale des enseignants contractuels a annoncé un nouveau débrayage de 48h. Elle a aussi mis en garde contre un «soulèvement populaire imminent au Maroc».

Dans un communiqué publié ce lundi, la Coordination a appelé les différents syndicats du secteur de l’enseignement à participer à la grève nationale des 3 et 4 décembre. Les «contractuels» ont également appelé l’ensemble des enseignants à l’échelle nationale à organiser des formes de protestation en parallèle avec la grève nationale.

Ils ont aussi appelé les «contractuels» de la promotion de 2019 à participer activement en boycottant au sein même des centres de formation.

Les contractuels appellent les différentes parties prenantes de ce dossier à ouvrir un sérieux débat sur la situation des «professeurs des académies régionales de l’éducation et de la formation (AREF)», comme préfère les appeler le ministre de tutelle, et leur principale revendication à savoir le statut de fonctionnaire.

 

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Les contractuels (quelque 55.000 sans compter la promotion de 2019) n’ont rien perdu de leur ligne directrice depuis 2016, ils réclament toujours le statut de fonctionnaire au sein du ministère de l’Education.

Alors qu’ils sont habitués à défiler dans les rues des différentes villes depuis plus de trois ans en scandant des slogans comme «Non à la contractualisation et la précarisation des enseignants» ou encore «Non au démantèlement de l’école publique», les contractuels sont allés plus loin cette fois.

Ils mettent désormais en garde contre ce qu’ils ont qualifié de «soulèvement populaire imminent au Maroc à l’instar des peuples de la région dans un contexte régional et international caractérisé par des tensions politiques et sociales».