Les Casablancais ne sont pas prêts de circuler dans de nouveaux bus

Alors qu’Alsa a officiellement pris ses fonctions de nouveau délégataire de la gestion du transport par bus le 31 octobre dernier, les Casablancais devront attendre -au moins- 2021 pour circuler dans de nouveaux véhicules. 

Pour le moment, le seul changement constaté par les usagers se situe au niveau du ticket de transport qui affiche le nom du nouvel opérateur. Un détail pour les milliers d’usagers quotidiens qui devront encore se satisfaire des 200 bus fortement détériorés hérités du précédent délégataire, informe L’Économiste dans son édition du 7 novembre, précisant qu’un parc provisoire de 400 bus d’occasion est commandé par l’exploitant pour assurer le service de transition dès sa réception en janvier 2020.

Dans le meilleur des cas , les Casablancais devront donc attendre 2021 pour profiter de bus neufs, à l’occasion de la deuxième phase contractualisée sur la période 2021-2025 prévoyant « une flotte de 700 bus nouveaux et écologiques ». Côté financement, le Fonds d’appui aux réformes de transport (FART) prend en charge la moitié de la flotte et Alsa Al Baida (dénomination donnée à la nouvelle filiale du Groupe Alsa Transport), l’autre moitié.

 

Lire aussi : Officiel. Signature du contrat de gestion des bus entre Alsa et la ville de Casablanca

 

Une enveloppe de 1,1 MMDH est consacrée à l’acquisition du matériel roulant et la mise à niveau du réseau, explique le quotidien, dont la plus grosse partie (900 MDH) est prise en charge par le FART. Le reste est partagé entre la commune urbaine de Casablanca (100 MDH) et la région Casa-Settat (100 MDH). La mise à niveau consiste d’autre part à la mise en place d’un système billettique compatible avec celui du tramway et du BHNS de Casablanca pour permettre l’interopérabilité (210 MDH).

Le reste du budget sera consacré à l’acquisition d’un SAEIV (système d’aide à l’exploitation et d’information voyageurs) et la réalisation d’un poste central de commande (PCC) de bus, sans oublier les études juridiques, techniques et la maîtrise d’oeuvre, rappelle L’Économiste. Le but étant de créer un réseau complémentaire entre les différents modes de transports collectifs (tramway, bus, BHNS) avec un tarif harmonisé via la carte rechargeable opérationnelle actuellement dans les tramways.

Alsa Al Baida s’est également engagée sur le volet des ressources humaines avec la mise à niveau et la formation du personnel, le recrutement de nouveaux profils (notamment des postes de conducteurs) et la mise en place d’un ou plusieurs plans de départ volontaire.